«Comme un avion»: Trois raisons d'aimer les films de Bruno Podalydès et celui-ci en particulier

CINEMA « Comme un avion », mais en kayak : Bruno Podalydès emmène le spectateur dans une promenade au fil de l’eau…

Caroline Vié

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Bruno Podalydès dans Comme un avion
Bruno Podalydès dans Comme un avion — © Anne-Françoise Brillot - Why Not Productions/UGC distribution

Dans Comme un avion, Bruno Podalydès rêve de dépaysement et part à l’aventure en kayak. Une bonne occasion pour plonger dans l’univers joyeusement farfelu du réalisateur de Versailles Rive-Gauche (1991) et Liberté-Oléron (2000). En trois points, 20 Minutes explique pourquoi ses films font un bien fou.

Ils font prendre l’air

Dans Comme un avion, le héros s’enfuit mais pas loin. Pour réfléchir sur sa vie de quinquagénaire, il s’en va à coups d’aviron au fil d’une rivière qui le mène vers une guinguette qui semble préservée du temps et des soucis du monde actuel. Avec lui, le spectateur se laisse emporter dans une promenade bucolique et nostalgique sans même avoir besoin de ramer.

Ils regorgent de personnages frappadingues

Bruno Podalydès sait s’entourer. Pour une fois, son frère Denis, héros de la plupart de ses films jusqu’au précédent Adieu Berthe ou l’enterrement de mémé (2012), n’apparaît que brièvement mais ses autres acteurs - les talentueux Agnès Jaoui, Michel Vuillermoz, Pierre Arditi, Sandrine Kiberlain ou Vimala Pons - s’amusent comme de petits fous en compagnie de l’auteur qui leur a cousu des rôles sur mesure.

Ils donnent envie d’en faire partie

En regardant le film, il prend comme des envies de nature, de soleil, de boissons fraîches et de petits bonheurs. Entre des bricoleurs amateurs d’absinthe, la demoiselle qui pleure sous la pluie et le héros rêveur en vareuse, le spectateur se sent chez lui. Cette promenade douce-amère dépayse et fait sourire au son ukulélé dont joue Bruno Podalydès dans cette ode discrète à la liberté.