«Je me suis éclaté comme une brute»

CINEMA Quentin Tarantino, le réalisateur de Pul Fiction et Kill Bill, revient mercredi sur les écrans avec «Boulevard de la mort»...

©2007 20 minutes

— 

Quentin Tarantino, le réalisateur de Pul Fiction, Reservoir Dog et Kill Bill, revient mercredi sur les écrans avec «Boulevard de la mort»...

Vous aimez toujours autant le cinéma de genre?

J'aime tous les cinémas ! Le septième art est ma passion, et je ne m'en lasse pas. Je suis un boulimique dès qu'il s'agit de pellicule, de DVD ou de cassettes.

A quels films avez-vous pensé pour Boulevard de la mort?
«Point limite zéro», film réalisé en 1971 par Richard C. Sarafian, est ma principale source d'inspiration, mais il y en a d'autres. En fait, j'ai songé à tant de films, parfois pour des détails, qu'il m'est impossible de me souvenir de tous.

Vous vous inspirez toujours du travail d'autres  cinéastes quand vous réalisez vos films?
Leurs oeuvres sont une source d'inspiration, mais j'y ajoute ma propre sauce, au point qu'on ne peut pas toujours les identifier. C'est ma petite cuisine personnelle de fan et de réalisateur amoureux de séries Z.

Certaines scènes de Boulevard de la mort n'ont pas vraiment le look série Z...
Elles n'en ont pas le budget non plus ! Pour la séquence de la poursuite finale, j'avoue que je me suis lâché! Je me suis éclaté comme une brute à la tourner sans me soucier du coût.

Kurt Russell était une évidence derrière le volant?
Il l'est vite devenu. Kurt est une icône de la culture populaire et du cinéma d'action. Je trouvais marrant de lui faire jouer un méchant charmeur qui tue avec une voiture, arme typiquement américaine.

Pourquoi les rôles principaux sont-ils tenus par des femmes?
Parce que je les adore. Je me suis appuyé sur des conversations avec des copines pour écrire les dialogues. Cela m'excède quand j'entends dire que mon film est misogyne. Bizarrement, ce sont souvent des hommes qui me font ce reproche. Je souhaitais que mes héroïnes soient perçues comme des filles d'aujourd'hui. Boulevard de la mort n'a rien d'un film nostalgique.