Cinq ans après, «Saw 3D» interdit aux moins de 18 ans

CINEMA Jugés trop violent, le Conseil d’Etat interdit le film aux moins de 18 ans…

20 Minutes avec agences

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Pour le dernier chapitre de la saga d'horreur, l'équipe du film a mis le paquet sur les meurtres sadiques.
Pour le dernier chapitre de la saga d'horreur, l'équipe du film a mis le paquet sur les meurtres sadiques. — METROPOLITAN

SAW 3D Chapitre final vient de voir, ce matin, son visa d’exploitation annulé par le Conseil d’Etat. Le ministère de la Culture avait pourtant accordé ce visa, avec une interdiction aux mineurs de moins de 16 ans en 2010, dès la sortie du film.

Le Conseil d’Etat en a décidé autrement, estimant que SAW 3D comportait « de nombreuses scènes de très grande violence », mais aussi « un grand nombre de scènes filmées avec un grand réalisme, montrant des actes répétés de torture et de barbarie et représentant de manière complaisante les souffrances atroces, tant physiques que psychologiques, des victimes prises dans des pièges (…)».

« Le ministère de la Culture a commis une erreur »

Le Conseil d’Etat est donc allé dans le sens de l’association Promouvoir qui avait demandé l’annulation du visa, demandant que le film soit interdit à tous les mineurs de moins de 18 ans. Après avoir passé tous les échelons de la justice, c’est finalement le Conseil d’Etat qui a accédé à cette demande.

De telles scènes « sont de nature à heurter la sensibilité des mineurs et justifient ainsi une interdiction de ce film aux mineurs de 18 ans », indique l’avis, qui ajoute que « le ministère de la Culture a commis une erreur d’appréciation en interdisant la diffusion du film en cause aux seuls mineurs de moins de 16 ans ».

Délivrer un nouveau visa d’exploitation

Le ministère devra donc réexaminer le cas du film d’horreur, SAW 3D, et délivrer un nouveau visa d’exploitation, suite à la décision du Conseil d’Etat. De plus, le Conseil d’Etat précise que l’association Promouvoir recevra 3.500 euros de l’Etat. 

Saw 3D Chapitre final est le septième opus d’une série de films d’horreur, qui a donné naissance à un genre nouveau, le film « de torture ». Ses détracteurs l’accusent de faire l’apologie de la violence à travers une représentation complaisante de la souffrance.