Al Pacino, l'un des plus grands acteurs du monde, revient dans «Manglehorn»

CINEMA Al Pacino incarne un homme devant choisir entre le passé et l'avenir dans cette chronique tendre...

Caroline Vié

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Al Pacino dans Manglehorn de DAvid Gordon Green
Al Pacino dans Manglehorn de DAvid Gordon Green — The Jokers/Le Pacte

Al Pacino s’est imposé comme l’un des plus grands acteurs de la planète avec des rôles inoubliables comme les gangsters du Parrain (1972) ou de Scarface (1983). Plus rare sur nos écrans depuis les années 2000, le voici de retour avec Manglerhorn seulement quelques semaines après The Humbling de Barry Levinson où il incarnait un comédien vieillissant.

L’émotion intacte

Manglehorn, qui donne son titre au film, est un homme solitaire parvenu à un carrefour de son existence alors que l’âge le talonne. Va-t-il choisir vivre replié sur le passé, tenaillé par le regret d’avoir perdu l’amour de sa vie ou se décider à tourner enfin la page après des années de solitude ? Tel est l’enjeu de cette chronique sensible signée David Gordon Green où le comédien confirme qu’il n’a rien perdu de son potentiel pour émouvoir le spectateur.

La Méthode Pacino

Mais comment fait le comédien pour plonger si profondément dans des personnages souvent torturés ? Al Pacino, tout comme Robert DeNiro, Dustin Hoffman, Glenn Close ou Marlon Brando, fait partie des adeptes de la Méthode, technique de jeu mise au point par Lee Strasberg s’inspirant du théoricien russe Stanislavski. A l’Actor’s Studio, fondée par Strasberg, on invite les acteurs à entrer dans leur rôle au point de tout savoir sur celui ou celle qu’ils doivent jouer. Ses ongles rongés et ses mains couvertes de pansements ont notamment aidé Al Pacino à créer Manglehorn, serrurier solitaire. « En tant qu’acteur, ce genre de détails vous aide à comprendre le genre d’homme qu’il est », dit Pacino. Une compréhension qui se transforme en empathie pour le spectateur.