«On voulait tout casser»: La recette qui fait le succès des films de potes

CINEMA «On voulait tout casser» est le dernier en date des films de potes qui prennent d'assaut les écrans...

Caroline Vié

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On voulait tou casser de Philippe Guillard
On voulait tou casser de Philippe Guillard — Gaumont distribution

Il en sort plusieurs par mois. C’est dire si les films de potes sont populaires ! Pour la sortie d’On voulait tout casser, de Philippe Guillard, 20 Minutes s’est demandé quels étaient les ingrédients indispensables à ce genre très prisé du public…

Une brochette d’acteurs connus

Pour On voulait tout casser, le réalisateur du Fils à Jo (2010) a soigné sa distribution. Kad Merad, Benoît Magimel et Charles Berling font partie de la bande de copains auxquels le spectateur est appelé à s’identifier. Des quadragénaires, comme c’est souvent le cas, parce qu’il faut que les potes aient une expérience de la vie pour mieux la partager…

Des éclats de rire

Dans la saga des Bronzés, Patrice Leconte fait rire des travers de Français moyens incarnés par la fine fleur des comiques des années 1970-1980. Il est facile de se reconnaître (ou plutôt de reconnaître ses amis) dans ces vacanciers calamiteux.

Des torrents de larmes

Etre copains, ce n’est pas que de la poilade. C’est aussi des interrogations existentielles. Celles que décrit Guillaume Canet dans Les petits mouchoirs, grand succès de 2010 dont les amis partagent aussi leurs petits et très gros soucis.

Des amours au masculin

Les filles, c’est que des emmerdements (et un peu de plaisir parfois) comme le fait remarquer Marc Esposito dans Le cœur des hommes (2003) et ses suites, qui fait rire les messieurs qui s’y retrouvent et les dames qui s’y renseignent.

Des amours au féminin

Liza Azuelos livre le pendant féminin du film de potes avec Comme t’y es belle ! (2005) où quatre copines tentent de composer avec leurs vies pleines de trous sentimentaux ou professionnels. On y revoit la regrettée Valérie Benguigui, décédée en 2013.

Des histoires de famille

On choisit ses amis et pas sa famille, mais souvent les deux se télescopent comme dans Le prénom (2012) d’Alexandre De la Patellière et Matthieu Delaporte où des bobos d’anthologie se déchirent en essayant de nommer leur future progéniture.

Et surtout de la complicité !

Celle qui unit les fêtards Jean Rochefort, Claude Brasseur, Guy Bedos et Victor Lanoux dans Un éléphant ça trompe énormément (1976) et sa suite Nous irons tous au paradis (1977), deux comédies d’Yves Robert qui donnent envie de faire partie de leur bande.