Vincent Lindon à Cannes: «Je fais du cinéma pour que je sois vous et que vous soyez moi»

PALMARES Acteurs ou metteurs en scènes, ils ont été primés ce dimanche soir par le jury des frères Coen. Leurs réactions à chaud...

De notre envoyé spécial à Cannes, Stéphane Leblanc

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Emmanuelle Bercot, Jacques Audiard et Vincent Lindon, trois Français primés à Cannes
Emmanuelle Bercot, Jacques Audiard et Vincent Lindon, trois Français primés à Cannes — SIPA

Les lauréats des différents prix se sont succédés devant la presse...

Emmanuelle Bercot, prix d'interprétation féminine ex-aequo pour «Mon roi»

«C'est mon troisième prix à Cannes et à chaque fois c'était un prix ex equo. Je crois que cela me convient bien...»

Vincent Lindon, prix d'interprétation masculine pour «La Loi du marché»

«J'ai l'impression d'être un peu gamin et bête ce soir et pourtant je suis un adulte responsable de 55 ans. Je fais du cinéma pour que je sois vous et que vous soyez moi. Pour cette empathie. Quand les frères Coen sont venus me voir pour me dire: «on est tellement contents pour vous», je leur ai répondu que j'étais moi-même très impressionné qu'ils aient pu rester une heure et demie à me regarder faire mon métier.»

Laszlo Nemes, Grand prix du jury pour «Le Fils de Saul»

«Cette récompense, c'est énorme! On n'a jamais voulu faire un drame historique, mais immerger le spectateur dans une expérience, à niveau d'homme. Ne jamais dépasser cette dimension individuelle, mais laisser la place à l'imagination. Je suis heureux que le film soit distribué dans le monde entier, afin qu'il touche des publics de culture différentes.»

Jacques Audiard, Palme d'or pour «Dheepan»

«Quand nous avons lancé le film, l'actualité des migrants n'était pas si vive. Il faudrait qu'il y ait une réflexion sur cette question, même si mon film n'a pas cette prétention. Ce qui m'a intéressé dans le film, c'est de montrer la position de l'autre dans la société, comment ces gens là nous perçoivent alors que le plus souvent, on ne les regarde même pas.»