Festival de Cannes: Le Palmarès enfin dévoilé

CINEMA C’est finalement Jacques Audiard qui repart avec la Palme d’or de cette 68e édition du Festival de Cannes…

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié

— 

Dheepan de Jacques Audiard
Dheepan de Jacques Audiard — Paul Arnaud / Why Not Productions.

C’est fini ! Le jury du festival de Cannes présidé par Ethan et Joel Coen vient de rendre son verdict à découvrir ci-dessous…

Palme d’or: Jacques Audiard pour Dheepan

Après sa déception pour Un prophète, Jacques Audiard a enfin la Palme! Pour Dheepan, l'histoire de trois réfugiés sri-lankais tentant de survivre en France dans une cité difficile. Ce film intense et de toute beauté passe de la chronique sociale au film de genre avec une maestria remarquable.

Grand prix du Jury:  Le fils de Saul de Laszlo Nemes

Le fils de Saul, premier film de Laszlo Nemes, suit un déporté juif d'Auchwitz faisait partie des commandos obligés d'aider les nazis dans leurs actes d'extermination. Ce film intense et virtuose est une véritable expérience sensorielle laissant le spectateur en larmes et à bout de souffle. Un auteur est né.

Prix du jury: Yorgos Lanthimos pour The Lobster

The Lobster est l’une des rares comédies du festival. Dans ce conte frappadingue, les célibataires (dont Rachel Weisz, Colin Farrell et Léa Seydoux) ont quarante-cinq jours pour se remarier sous peine d’être transformés en animaux. Cette originalité et cette fantaisie ont fait récompenser le réalisateur de Canine.

Prix d’interprétation masculine: Vincent Lindon pour La loi du marché

Dans le superbe La loi du marché (actuellement en salles) de Stéphane Brizé, Vincent Lindon incarne un chômeur en fin de droit au milieu d’acteurs non professionnels. Lindon est exceptionnel dans cette chronique sur un homme courageux gardant sa dignité dans le monde brutal du travail. Un film à ne pas rater !


Prix d’interprétation féminine: Rooney Mara pour Carol et Emanuelle Bercot pour Mon roi

Le jury a décidé de privilégier la moins connue des deux. Rooney Mara remporte le prix d'interprétation féminine pour son interprétation tout en délicatesse de la jeune fille qui se découvre des sentiments brûlants pour Cate Blanchett dans Carol. Pendant ce temps, Emmanuelle Bercot découvre l'amour qui rend dépendant et qui fait mal avec Vincent Cassel dans Mon roi. Deux superbes rôles d'amoureuses.

Prix de la mise en scène : Hou Hsiao-Hsien pour The Assassin

Dans The Assassin, le réalisateur taïwanais raconte les aventures d'une tueuse à gages dans la Chine médiévale. Ces tableaux filmés d'une intense beauté émerveillent bien pour ce qui constitue le premier film d'arts martiaux d'un cinéaste exigean, très apprécié dans les festivals.

Prix du scénario: Michel Franco pour Chronic

Dans Chronic, un infirmier incarné par Tim Roth soigne des patients en fin de vie. Cette œuvre bouleversante ne fait pas de cadeau au spectateur pour plonger dans une réalité crue. Le réalisateur avait reçu le prix Un certain regard des mains de Tim Roth pour son film précédent Despues de Lucia en 2012.

Caméra d'or: La tierra y la sombra de Cesar Augusto Acevedo

Cette histoire d’un paysan colombien retrouvant son village après dix sept ans d’absence pour se rendre au chevet de son fils mourant a été présenté à la Semaine de la Critique. C’est un accueil triomphal pour ce film qui a aussi reçu le prix de la révélation France 4 et celui de la SACD.