Thierry Frémaux revient sur la place des femmes au Festival de Cannes

DEBAT Thierry Frémaux était l'invité du débat de ce jeudi sur le thème «Women in motion» organisé par le groupe Kering en marge du festival de Cannes...

De notre envoyé spécial à Cannes, Stéphane Leblanc

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Thierry Frémaux au diner Kering le 17 mai à Cannes
Thierry Frémaux au diner Kering le 17 mai à Cannes — PJB/SIPA

La place des femmes dans le cinéma en général et à Cannes en particulier. Le délégué général du festival de Cannes, Thierry Frémaux, était l’intervenant, ce jeudi, du nouveau programme « Women In Motion » lancé par l’un des sponsors du festival, le groupe Kering.

Isabelle Huppert vs Maïwenn

Il s’agit de débats sur la place des femmes dans le cinéma avec, chaque jour, une personnalité invitée à partager son point de vue : Isabella Rossellini, Claire Denis, Sylvie Pialat ou Isabelle Huppert qui, à la suite des déclarations de Maïwenn (« Tous les ans on a droit au même débat sur les femmes en compète, c’est insupportable »), avait rappelé cette vérité : « Il y a beaucoup de misogynie de la part des femmes elles-mêmes ».

 

Régulièrement attaqué sur la place que le Festival de Cannes accorde femmes en compétition ou pour présider le jury du festival, Thierry Frémaux a profité de cette tribune pour rappeler ses principes et revenir sur les polémiques qui agitent le festival depuis plusieurs jours… « Pour moi cette question de la parité est une question de société au-delà du Festival de Cannes » […] « S’il y a bien un endroit où les femmes cinéastes sont accueillies et célébrées, c’est bien ici. »

 

Le délégué général du festival n’a pas hésiter à émailler son argumentation de clins d’œil cinéphiliques : « Aujourd’hui, Truffaut ne pourrait plus dire 'le ciné, c’est de faire de jolies choses à de jolies femmes' ».

 

Et sur l’affaire des talons qui a agité la Croisette ces derniers jours, Thierry Frémaux a reconnu « l’excès de zèle d’un agent » tout en prenant la défense de ses équipes : « Je présente mes excuses aux femmes victimes. D’un autre côté, on ne parle pas des agents d’accueil agressés toute la journée. »

 

Enfin, Thierry Frémaux a rappelé à quel point « cette polémique l’avait mis en colère »…

 

Mais lui, vêtu en journée d’un costume baskets (noires), n’en a pas été la victime…