En compétition au Festival de Cannes: «Mountains may depart» de Jia Zhang-ke

CINEMA Chaque jour, «20 Minutes» vous présente les enjeux des films en compétition sur la Croisette. Ce mercredi 20 mai, «Mountains may depart» de Jia Zhang-ke...

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié

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Mountains may depart de Jia Zhang-ke
Mountains may depart de Jia Zhang-ke — Ad Vitam

Le 14 mai dernier Jia Zhang-ke a reçu le Carrosse d’or à la cérémonie d’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, une récompense remise par la Société des réalisateurs français (SRF) pour récompenser un cinéaste novateur et intransigeant. Mountains may depart est son douzième film.

Si le film m’était conté

Dans la Chine de 1999, la jolie Tao peine à choisir entre ses deux amis d’enfance également amoureux d’elle. Zhang est un entrepreneur qui ne cherche qu’à s’enrichir tandis que Lianzi travaille dans une mine de charbon. Les destins de ces trois personnages vont dès lors s’entremêler sur une période d’un quart de siècle.

Si sa sélection m’était expliquée

Si Jia Zhang-ke a reçu le Lion d’or à la Mostra de Venise en 2006 pour Still Life, il est un chouchou du Festival de Cannes où il est venu quatre fois avant Mountains may depart. Pour Plaisirs inconnus (2002), 24 City (2008), I wish I knew (2010) et A touch of Sin (2013), récompensé par le prix du meilleur scénario.

Si on m’avait dit

En 2001, le réalisateur a tourné des images de la Chine avec une caméra numérique puis les a retournées six ans plus tard avec un appareil plus perfectionné. C’est en comparant les deux prises de vues qu’il s’est rendu compte à quel point les images de 2001 lui semblaient lointaines. Ce constat qui lui a donné l’idée d’un film suivant ses personnages dans le passé, le présent puis le futur. Agé de 45 ans, il avoue penser beaucoup à l’avenir depuis quelques années ce qui l’a également inspiré.

Si on lui donnait la Palme

Le film est un petit bijou d’émotion (s) assorti d’un tableau passionnant d’un pays déchiré entre traditions et modernité, ballotté par les vents d’Est et d’Ouest. Le jury devrait être tout aussi bouleversé que les spectateurs qui ont applaudi à tout rompre en projection de presse ! On peut aussi penser à un Prix d’Interprétation pour Zhao Tao, l’actrice fétiche du cinéaste. Elle est incroyablement sensible dans cette histoire qui révèle l’aspect le plus sensible du réalisateur.