Festival de Cannes: Six frères cinéastes pour célébrer les 120 ans du cinéma

CINEMA Les frères Taviani, palmés en 1977 pour «Padre Padrone» ont rencontré les frères Coen et les frères Dardenne au Festival...

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié
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Paolo et Vittorio Taviani
Paolo et Vittorio Taviani — Caroline Vié

Le Festival de Cannes a fêté dimanche les 120 ans du cinéma et rendu hommage aux frères Lumière de façon fort originale en réunissant trois duos de frères cinéastes qui ont reçu la Palme d’or. Ce lundi, sur la terrasse de la Cucina S.Pellegrino qui surplombe la Croisette, Paolo et Vittorio Taviani ont revécu l’événement pour 20 Minutes.

Tous frères de cinéma

Joel et Ethan Coen, présidents du jury 2015 palmés pour Barton Fink en 1991, ont ainsi pu faire connaissance avec Jean-Pierre et Luc Dardenne, doublement honorés en 1999 pour Rosetta et en 2005 pour L’Enfant, et Paolo et Vittorio Taviani, récompensés en 1977 pour Padre Padrone. « Nous étions très émus de rencontrer les Dardenne car nous adorons leur travail. Nous n’osions pas le leur dire jusqu’au moment où ils nous ont dit adorer nos films. Nous sommes alors tombés dans les bras les uns des autres en ayant l’impression d’avoir de nouveaux frères dans nos familles respectives », explique Vittorio Taviani.



Des présidents curieux

Quand on additionne leurs âges, les Taviani, octogénaires nés en 1929 et 1931, sont plus vieux que le cinéma, ce qui les amuse beaucoup. « Quand on était jeunes, on avait écrit un pacte disant que nous nous tuerions si nous ne réussissions pas à être réalisateurs en mettant nos derniers sous pour acheter un revolver. Et nous sommes toujours prêts à sortir notre film Contes italiens le 10 juin », s’amuse Paolo en lançant un regard complice à son frère. Et ce dernier de raconter : « Les frères Coen nous ont demandé comment nous faisions pour diriger des films ensemble depuis aussi longtemps et nous n’avons pas trouvé de réponse à leur donner. Nous sommes Abel ou Caïn chacun à notre tour et ça marche comme ça depuis 1954. » On leur souhaite que ça dure encore longtemps !