Festival de Cannes: Woody Allen estime que ses films ne le rendront pas immortel

CINEMA Dans «L’homme irationnel», le réalisateur américain propose une réflexion sur le fait qu'il faut profiter de la vie...

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié
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Woody Allen avec Emma Stone et Joaquin Phoenix, ses interprètes de L'homme irrationnel
Woody Allen avec Emma Stone et Joaquin Phoenix, ses interprètes de L'homme irrationnel — Mars films

Woody Allen a apporté une brise légère sur la Croisette avec L’homme irrationnel, comédie où le dépressif Joaquin Phoenix retrouve goût à la vie grâce à un meurtre diabolique et à l’amour d’Emma Stone. « J’ai découvert à l’âge de cinq ans que j’allais mourir, dit le réalisateur. Faire des films est une façon d’oublier cette fin inévitable. »

La postérité ne compte pas

Le réalisateur ne compte sur son travail pour le rendre immortel. « Quand on est mort, tout est fini. Je compte bien profiter des bonnes choses - cinéma, nourriture, musique et amour - de mon vivant. La postérité est une vue de l’esprit très naïve ». Woody Allen, qui présente son film hors compétition, ne court pas non plus après les récompenses. « La compétition, c’est fait pour les activités sportives. L’art ne s’y prête pas », assène le cinéaste qui a aussi toujours refusé de faire partie du jury cannois.

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Woody sur petit écran

Pour oublier ses angoisses, le réalisateur a accepté un nouveau défi auquel il se consacrera de nouveau dès son retour: une série télévisée pour Amazon. «J’ai commencé par dire non mais on m’a proposé tellement d’argent que mon intégrité s’est envolée et que je vis un cauchemar alors que je ne suis qu'à la moitié de l’écriture». Woody planche sur deux sujets en parallèle: une comédie romantique sur un jeune couple et une fantaisie burlesque sur un mari et une femme dont il tiendrait le rôle principal. « Je ne sais pas lequel des deux, je ferai. Le problème est que je préfère toujours celui sur lequel je ne travaille pas». On est impatients de voir ça…