Festival de Cannes: John C. Reilly aimerait bien un prix d'interprétation pour son anniversaire

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié

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Ben Whishaw, Colin Farrell et John C. Reilly dans The Lobster
Ben Whishaw, Colin Farrell et John C. Reilly dans The Lobster — Haut et court

Si on ne connaît pas toujours le nom de John C. Reilly, son visage est très familier pour les cinéphiles. Ce comédien à la gueule de boxeur est l’un des plus appréciés du cinéma hollywoodien et du cinéma européen comme en témoignent les trois films qu’il est venu défendre à Cannes : Tale of tales de Matteo Garrone, The Lobster de Yorgos Lanthimos et Les Cowboys de Thomas Bidegain.

Vive la diversité

« On trouve beaucoup plus de projets excitants en Europe qu’à Hollywood où les gens ne veulent plus produire que des épisodes de franchises immédiatement identifiables par le public. Je serais d’ailleurs partisan qu’on établisse des quotas pour contraindre les producteurs à financer des produits originaux », a-t-il déclaré à 20 Minutes. L’originalité, l’acteur la défend sur la Croisette. Roi amoureux chez Matteo Garrone, célibataire désespéré chez Yorgos Lanthimos et chasseur de primes chez Thomas Bidegain, l’homme aime la diversité.

De petits rôles marquants

Si les personnages incarnés par John C. Reilly ne se ressemblent pas, ils ont pour point commun de ne pas rester très longtemps à l’écran. « Pour moi, le temps de présence dans le film n’a pas grande importance, ce qui compte, c’est de créer des personnages crédibles. Les hommes que j’interprète vivent l’intégralité de leur existence grâce à moi ». Dans The Lobster, le comédien se fait fort mal traiter alors qu’il cherche désespérément une compagne. « L’humour noir du réalisateur et sa mise en scène clinique m’ont fait penser au Stanley Kubrick d’Orange mécanique », dit-il.

Un beau cadeau

Si Reilly tourne beaucoup, c’est que ses enfants ont grandi et qu’il peut se permettre de se rendre en Europe pour ses tournages. « Le fait que trois des films dans lesquels j’apparais soient à Cannes est un pur hasard car je ne les ai pas tournés en même temps : je n’en revenais pas à chaque que fois qu’on m’annonçait une nouvelle sélection ! » Est-ce une autre coïncidence ? Le comédien fêtera ses 48 printemps le 24 mai prochain, jour de la clôture du festival. « Si je pouvais recevoir un prix et que tout le monde chante « bon anniversaire », ce serait parfait ! », plaisante-t-il. En tout cas, on aura une pensée pour lui ce soir-là.