Festival de Cannes: Le réalisateur de «Mad Max – Fury Road» se serait «bien vu en compétition»

CINEMA «20 Minutes» a rencontré George Miller, le réalisateur de «Mad Max – Fury Road», ce mercredi midi...

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié
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George Miller et Tom Hardy sur le tournage de Mad Max: Fury Road
George Miller et Tom Hardy sur le tournage de Mad Max: Fury Road — Warner Bros

Il était visiblement heureux de parler de Mad Max - Fury Road, George Miller. C’est tout sourire et très détendu qu’il a répondu aux questions de 20 Minutes sur ce film qui sera présenté à Cannes ce jeudi…

Pourquoi « Mad Max : Fury Road » déménage et pas qu’un peu

Pourquoi n’avez-vous pas souhaité être en compétition ?

Je me serais bien vu en compétition ! Mais je reconnais que mon film n’a pas vraiment le profil pour cela. J’ai été juré au festival donc je sais de quoi je parle ! La compétition cannoise ne présente pas vraiment de l’action flamboyante comme ce que j’ai fait avec ce nouveau Mad Max. Cela étant dit, je suis ravi d’être là surtout parce que la France a été l’un de premiers pays à accueillir le premier Mad Max. Tant pis s’il n’y a pas de Palme d’or pour moi !



Quelle est votre plus grande fierté pour ce film ?

Que personne n’ait été blessé. Nous tournions loin de tout et je craignais toujours un accident. C’est pour cela que j’ai tout story-boardé avant et que tout était planifié au millimètre près. J’ai poussé un grand soupir de soulagement quand les 130 jours de tournage des cascades se sont terminés sans dommage. Cela dit, ce dernier opus a été plus facile à faire que Mad Max (1979). Ce premier tournage a été tellement rude que j’ai failli abandonner la réalisation.

Parlez-nous du choix de Tom Hardy ?

J’ai longtemps pensé reprendre Mel Gibson pour un quatrième film. Puis le temps a passé avec mes autres réalisations et Mel a connu des turbulences dans sa vie et sa carrière. J’ai ensuite considéré Heath Ledger, hélas décédé tragiquement avant que nous puissions concrétiser le projet. Quand j’ai vu Tom Hardy dans Bronson (2009) puis que je l’ai rencontré, j’ai eu le même choc que la première fois que j’ai parlé à Mel. Ce type avait le charisme nécessaire pour réinventer mon personnage entre samouraï et héros de western.