Pourquoi «Mad Max: Fury Road» déménage et pas qu'un peu

CANNES On l'a vu juste avant Cannes et «Mad Max: Fury Road» tient toutes ses promesses...

Caroline Vié

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Mad Max: Fury Road de George Miller
Mad Max: Fury Road de George Miller — Warner Bros

On l'attendait avec un fusil à canon scié tellement on craignait la déception. Et on a remisé notre arme à la fin de la projection: Mad Max: Fury Road, c'est de la balle (de fusil) qui fait vibrer pendant deux heures de folie furieuse dont on ressort avec la gorge aussi sèche que si on avait pris place à bord du convoi que défendent Tom Hardy et Charlize Theron. Voici trois raisons pour lesquelles ce nouveau Max se montre largement digne de l'ancien.

L'action n'arrête pas

Dès les premières images, le spectateur est happé. Torturé puis transformé en donneur de sang pas vraiment volontaire, Max va prendre le parti d'une troupe de fugitives menée par l'énergique Furiosa (Charlize Theron). Près de deux heures de poursuite ahurissante s'ensuivent. Les héros ne prennent presque pas le temps de souffler. Le public non plus.

Les acteurs sont ahurissants

Tom Hardy pourtant excellent se fait voler la vedette par une Charlize Theron habitée par son personnage de camionneuse guerrière et manchote. Le jeune Nicholas Hoult, vu ans Jack le chasseur de géant en 2013, des méchants vraiment pas gâtés par la nature et une belle brochette de créatures de rêve complètent une distribution homogène.

George Miller est un sacré réalisateur

C'est vraiment la mise en scène qui fait la différence. George Miller a gagné en virtuosité. Trente ans après le dernier Mad Max, il revisite le mythe, le renouvelle et le métamorphose pour le rendre à la fois familier et totalement neuf. Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, Mad Max est toujours le roi de la route!