Les trois visages de George Miller, réalisateur de «Mad Max: Fury Road»

CANNES «Babe le cochon», c'était lui. «Les Sorcières d'Eastwick» aussi... Le cinéaste australien a surpris en changeant souvent de style de cinéma au gré de trente-six ans de carrière...

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié
George Miller sur le tournage de Mad Max: Fury Road avec Charlize Theron
George Miller sur le tournage de Mad Max: Fury Road avec Charlize Theron — Warner Bros

A 70 ans, George Miller a toujours autant d'énergie. Alors qu'il se prépare à monter les marches de Cannes, avec Mad Max: Fury Road, 20 Minutes évoque les trois types de films abordés par ce cinéate versatile depuis le premier Mad Max en 1979.



Le créateur de Max le fou

George Miller doit en «avoir gros» comme disent les héros de la série «Kaamelott». Mad Rockatansky, alias Mad Max, est un héros grincheux qui traverse les décénies avec une rage inextinguible. Serait-il l'alter ego violent de son créateur? Si c'est le cas, on n'a vraiment pas envie d'énerver le cinéaste australien...



L'ami des animaux animés

Dificile de reconnaître la grosse brute donnant vie aux Mad Max dans le gentil créateur du cochon parlant Babe et du manchot chantant et dansant de Happy Feet. Et pourtant, Miller est aussi le réalisateur de ces classiques du cinéma familial qui le rendent aussi populaire auprès des fillettes à anglaises que des bikers chevelus fous de Mel Gibson.



Le roi des fims ovni

Entre Mad Max et ses films pour enfants, Miller a réalisé deux ovnis qui n'ont vraiment rien à voir avec le reste de sa carrière : Les sorcières d'Eastwick (1987) où le diable incarné par Jack Nicholson se fait damer le pion par des enchanteresses et Lorenzo (1992) sur l'histoire vraie d'un père qui se bat pour sauver son fils atteint d'une maladie orpheline.