Cannes 2015: Catherine Deneuve: «Que j'épouse un prince. Ça, c'est sérieux!»

CINEMA La star française, qui fera l'ouverture du Festival avec La Tête Haute d'Emmanuelle Berco, s'est confiée au magazine ELLE...

20 Minutes avec AFP

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Catherine Deneuve arrive au défilé Lanvin le 5 mars 2015.
Catherine Deneuve arrive au défilé Lanvin le 5 mars 2015. — BUKAJLO FREDERIC/SIPA

Une habituée de la Croisette. Catherine Deneuve ouvre ce mercredi la 68e édition du Festival de Cannes avec La Tête haute de la réalisatrice Emmanuelle Bercot. A cette occasion, la star a pris la pose devant l'objectif du photographe britannique David Bailey, le seul homme qu'elle ait épousé, et qu'elle n'avait pas revu depuis vingt ans pour la une du magazine ELLE.

«Trop tard pour devenir une dame sérieuse»

Elle estime «qu'il est trop tard pour qu'(elle) devienne une dame sérieuse», dans un entretien accordé au magazine ELLE. «Il aurait fallu que je m'y mette bien plus tôt... Que j'épouse un prince. Ça, c'est sérieux!», ajoute l'actrice.

Evoquant le tournage de La Tête haute, film d'Emmanuelle Bercot dans lequel elle interprète un juge pour enfant, Catherine Deneuve raconte que pour «être le plus juste possible», elle a effectué un stage d'observation de plusieurs jours au tribunal de grande instance de Bobigny, assistant à des entretiens avec des magistrats, des éducateurs, des assistantes sociales, des psychologues et des avocats.

A propos du jeune héros du film qui, en difficultés, abandonne ses études, Catherine Deneuve, estime «qu'on ne se rend pas compte de ce qu'on perd sur le moment». Elle a aussi abandonné le lycée pour le cinéma.

«Je suis très favorable à ce que les enfants fassent des études. Je trouve très utile d'apprendre des choses qui ne servent à rien et qu'on n'a jamais l'occasion d'apprendre par la suite», lance-t-elle.

«Je n'aime pas trop les récompenses»

Evoquant le Festival de Cannes et les compétitions en général, Catherine Deneuve confie que «la “compét” pour la “compét”, ce n'est pas (son) truc».

«Je n'aime pas trop les récompenses. Cela fait plaisir sur le moment, mais ça ne sert strictement à rien. Cela n'a jamais rendu personne meilleur acteur. On reste avec les mêmes doutes», ajoute-t-elle.

En 1994, l'actrice a fait partie du jury du Festival de Cannes présidé par Clint Eastwood. Elle en garde un souvenir «mitigé»: «Tout le monde ne parlait pas anglais. On s'est beaucoup restreints et retenus dans notre liberté de discuter. Il m'a semblé qu'il n'y avait pas suffisamment de réunions, de débats spontanés, à bâtons rompus. Et même le choix final de la Palme d'or a été décidé trop rapidement». Cette année-là, Pulp Fiction de Quentin Tarantino avait été consacré.