«Titli»: Quand le cinéma indien rompt avec Bollywood

CINEMA Ce premier film indien s'éloigne des standards de Bollywood pour offrir un tableau fascinant de l'Inde actuelle, tourné en décors naturels...

Caroline Vié

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Titli, une chronique indienne
Titli, une chronique indienne — UFO

Dans la famille du héros de Titli, on est délinquant de père en fils. Jusqu'au jour où ce jeune homme décide de changer la donne avec l'aide de la fille avec lequel on l'a marié. Dans la lignée d'un nouveau cinéma indien résolument éloigné des paillettes de Bollywood, ce premier film de Kanu Behl fait découvrir le côté sombre de l'Inde actuelle.

Brutal et réaliste

Chronique très remarquée à Cannes l'an passé dans la section Un certain regard, Titli penche davantage du côté réaliste de Ugly (Anurag Kahyap, 2014) que du délire kitsch de Slumdog Millionaire (Danny Boyle, 2008). Les amoureux des numéros musicaux spectaculaires resteront sur leur faim devant cette œuvre puissante intégralement tournée en décors naturels. Le réalisateur choisit la sobriété pour raconter une histoire de famille qu'il dit librement inspirée de ses rapports avec son propre père. C'est intense, violent et étonnamment porteur d'espoir. Une bonne façon de découvrir la vérité d'un pays qu'on a trop souvent tendance à voir par le prisme d'un cinéma artificiel qui en dissimule la brutalité.