Le Festival de Cannes dans le 93, Besson et Jamel aussi

Emilie Chamoreau

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A l'occasion du 60ème anniversaire du Festival de Cannes, du 16 au 27 mai, le réalisateur et producteur Luc Besson organise dans dix villes de banlieue parisienne une projection surprise de films présentés à Cannes, a annoncé samedi sa société de production EuropaCorp.
A l'occasion du 60ème anniversaire du Festival de Cannes, du 16 au 27 mai, le réalisateur et producteur Luc Besson organise dans dix villes de banlieue parisienne une projection surprise de films présentés à Cannes, a annoncé samedi sa société de production EuropaCorp. — Tiziana Fabi AFP/Archives

Pour la première étape de son projet «Cannes et banlieue», Luc Besson était jeudi soir à Saint-Denis, accompagné de Jamel Debbouze, afin de faire projeter les films en compétition actuellement au Festival de Cannes dans les cités. Jeudi soir, le seul film projeté sur la croisette était «My Blueberry Nights» de Won Kar-Wai mais, problème : les producteurs «n’ont pas souhaité participer au projet». C’est donc «Indigènes», primé à Cannes l’année dernière qui a été projeté à 22h «en l’honneur de Jamel qui s’est déplacé ce soir», s’est justifié Luc Besson.

Dès 18h, les habitants curieux venaient voir ce qui se passe dans leur quartier. Les plus jeunes étaient au courant que «le monsieur qui a fait Taxi» venait alors que certains adultes restaient intrigués face à l’écran géant gonflable de 30 mètres de haut et 18 de large. Les Dionysiens considèrent que c’est une bonne initiative et les enfants sont ravis. « Les jeunes vont être concentré pendant deux heures et ne plus traîner dehors à rien faire », observe Christelle.

Patrick Braouezec (maire PC) est fier d’être le premier à recevoir «Cannes sans les paillettes mais avec le contenu». Face à une foule en liesse devant la présence de Jamel, Luc Besson a expliqué que c’était avant tout «une question d’amour. Il faut tendre la main aux gens des banlieues qui souffrent». Anne et Didier, eux, ont fait le déplacement depuis l’Essonne pour assister à la première de «Cannes et banlieue» qui rend accessible «un festival de privilégiés aux gens des quartiers qui n’ont souvent pas les moyens d’aller au cinéma».