Céline Devaux: «Je suis hyper contente d'être sélectionnée à Cannes»

CINEMA Avec «Le Repas Dominical», la jeune réalisatrice représentera le cinéma d'animation français dans la catégorie des courts-métrages au Festival de Cannes...

Clio Weickert

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La réalisatrice Céline Devaux
La réalisatrice Céline Devaux — Sacrebleu Productions

Céline Devaux flotte sur un petit nuageLe repas dominical, son second film d'animation, fait désormais partie des neuf courts-métrages retenus en compétition au Festival de Cannes. A seulement 28 ans, la jeune réalisatrice diplômée en 2012 à l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, n'en revient toujours pas. 

Quel effet ça fait d'être sélectionnée au Festival de Cannes?

Je suis très heureuse! Je suis hyper contente car, dans cette catégorie, les gens avaient aussi le choix avec des œuvres de fiction, il n'y avait pas seulement des films d'animation. Et ça, j'en suis particulièrement fière.

Votre court-métrage s'intitule Le repas dominical, pourquoi vous êtes-vous intéressé intéressée à ce thème?

Pour moi, le repas dominical est un moment de fracture assez important. C’est le seul espace-temps qui reste une fois qu’on a quitté sa cellule familiale. Donc le rapport quotidien qu’on a à ses parents, ses frères et sœurs, devient un rapport ponctuel. C'est une cellule assez courte au cours de laquelle tout le monde doit avoir le temps de raconter ce qui se passe et dire ce qui lui arrive. Ça crée des catégories et des simplifications qui sont un peu inévitables. On est obligé de se définir davantage un peu plus vite, parce qu’on a plus assez de temps pour parler autant qu’avant. Finalement, je m’intéresse à ce passage à l’âge adulte. 

Est-ce difficile aujourd'hui de faire produire son court-métrage pour une jeune réalisatrice?

Je pense que ça peut être difficile et que j’ai eu de la chance. J’ai eu un très bon contact avec la maison de production avec laquelle je travaille (Sacrebleu Productions), tout s’est vraiment passé de manière fluide. Après je pense qu’il est bien plus facile de faire produire un court-métrage qu’un long. 

Avec mon film de diplôme (Vie et mort de l'illustre Grigori Efimovitch Raspoutine), j’avais eu un prix au festival de Clermond Ferrand et un autre au festival Premiers Plans d'Anger. Les deux m’avaient énormément apporté. Ça m’a vraiment permis de rencontrer pleins de gens, j’espère que ce sera aussi le cas pour celui-là.