Encore plus de monde à Cannes 2007

Alice Antheaume (à Cannes)

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Cannes, environ 70.000 habitants à l’année, a enflé depuis 24 heures. Des hordes de journalistes, d’attachées de presse, de producteurs, de diffuseurs et de curieux ont investi la ville. Pendant les éditions des années précédentes, on dénombrait 200.000 festivaliers. Cette année, un peu particulière parce qu’elle célèbre les 60 ans du festival, il y aurait encore plus de monde.

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Petite sociologie d’un festivalier

Pourtant, chacun ressemble à son voisin. Car le festivalier à Cannes, quelque soit son pays d’origine, se résume à deux éléments: son téléphone portable, pour appeler, être appelé, photographier ou se donner de la contenance, et son badge d’accès, précieux sésame. Si le festivalier perd l’un ou l’autre, c’est simple, il est un festivalier mort.

De rares personnes osent arborer d’autres attributs, comme ce journaliste descendant les marches du palais des festivals en tongs et shorts, tout poil dehors. Ou cette jeune fille, croisée au détour d’une rue, escabeau sous le bras. «Pour pouvoir photographier de haut la montée des marches», explique-t-elle.

Première séance
La foule des badgés de la presse s’est retrouvée ce mercredi matin, à 10 h, pour découvrir le film d’ouverture du festival, «My Blueberry Nights» («Mes nuits myrtilles», en VF) de Wong-Kar Wai. Casting international de belles frimousses (Jude Law, Norah Jones, Nathalie Portman), clins d’œil à «In the Mood for love» (tant dans la BO que dans les gros plans sur les chaussures à talons de l’héroïne), et ambiance café crado américain : le film récolte quelques menus applaudissements dans la salle, mais dehors, les mines sont déconfites. Décevant, disent les critiques de cinéma.

Soirée d’ouverture

«My Blueberry Nights» sera projeté ce mercredi soir, lors de la cérémonie d’ouverture, juste après la fameuse montée des marches, la première de cette édition 2007. Le tapis rouge a été posé dans la nuit, le soleil brille, tout est prêt.

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