«Furyo» donne l'occasion de revoir David Bowie dans l'un de ses meilleurs rôles au cinéma

CINEMA David Bowie incarne un prisonnier de guerre persécuté par un officier japonais dans ce chef-d'œuvre signé Nagisa Ōshima...

Caroline Vié

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Ryuichi Sakamoto et David Bowie dans Furyo
Ryuichi Sakamoto et David Bowie dans Furyo — Oshima production/Bac Film

Alors que David Bowie fait l'objet d'une exposition superbe à la Philharmonie de Paris, il revient aussi sur les écrans dans une version magnifiquement restaurée de Furyo (1983) de Nagisa Ōshima. La rock star incarne un prisonnier de guerre maltraité par un officier japonais sadique, sans doute son meilleur rôle à l'écran.

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Une performance inoubliable

C'est après avoir vu David Bowie à Broadway dans la pièce Elephant Man en 1977 que le réalisateur japonais a décidé de lui offrir ce personnage de martyr. Le musicien séduit par un scénario inspiré de récits signés Laurens van der Post n'a pas hésité à s'engager à fond pour composer ce militaire stoïque victime de brimades épouvantables. A ses côtés, on reconnaît Tom Conti et Takeshi Kitano, alors très populaire comme comique au Japon, à contre-emploi dans un petit rôle de geôlier brutal.

Une œuvre unique dans la filmographie d'Ōshima

Si ce film tourné en anglais constitue l'un des plus grands succès dans la filmographie du réalisateur de L'empire des sens (1976), c'est sans doute parce qu'il s'agit de son œuvre la plus accessible. La présence de Bowie, ange blond malmené par le bourreau androgyne Ryuchi Sakamoto (leader du groupe Yellow Magic Orchestra qui signe également l'inoubliable partition du film) est aussi pour beaucoup dans le triomphe d'un long-métrage fort bien accueilli au Festival de Cannes en 1983.