«Big Eyes»: Un Tim Burton sur ton

CINEMA Le style unique du réalisateur américain se reconnaît dès la première scène de son dernier film...

Caroline Vié

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Amy Adams dans Big Eyes
Amy Adams dans Big Eyes — Studio Canal

Amy Adams vient de recevoir un Golden Globe (pour une performance dans une comédie) avec Big Eyes. Elle y incarne Margaret Keane, peintre dont l'œuvre connut une grande heure de gloire dans les années 1950-60 sous le nom de son mari Walter qui prétendait en être l'auteur. Cette incroyable histoire d'escroquerie qui changea à jamais la commercialisation de l'art a été portée à l'écran par Tim Burton. Voici cinq façons de reconnaître l'empreinte du maître sur ce film passionnant...

 


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L'héroïne est une marginale

Comme Edward aux mains d'argent, Ed Wood ou le gamin de Frankenweenie, Margaret Keane peine à imposer sa vision. Sa timidité maladive lui cloue longtemps le bec au moment de faire valoir ses droits. On imagine comment le réalisateur a pu s'identifier à cette artiste incomprise malgré son talent.

La banlieue américaine est un cauchemar

Né à Burbank dans la banlieue de Los Angeles, Tim Burton ne s'y sentait pas à l'aise. Il montre cette banlieue toujours de la même façon avec ses pelouses trop bien tondues et ses maisonnettes alignées qui dissimulent une grande misère humaine. La banlieue où Margaret vit enfermée avec ses pinceaux par un mari tyrannique est tout aussi cauchemardesque.

Les personnages aux grands yeux pourraient avoir été dessinés par Tim Burton

Tim Burton ne le nie pas. Il a été influencé par les tableaux de Margaret Keane et ses personnages aux yeux surdimensionnés. On retrouve cette caractéristique dans bien des dessins du cinéaste, à commencer par ceux de L'Etrange Noël de M. Jack (1993) ou des Noces funèbres (2005).

Le fantastique fait irruption dans le quotidien

Les séquences où Margaret voit tout le monde avec les mêmes grands yeux que ceux des sujets de ses toiles sont du pur Tim Burton. Comme si l'imaginaire et le réel ne faisaient plus qu'un dans l'esprit d'une artiste au bord de la folie. Ce thème récurrent est cher au cinéaste depuis Vincent (1982), son premier court-métrage.

Danny Elfman signe une nouvelle fois la musique

Dès les premières notes, on se sent chez Tim Burton grâce aux mélodies délicieusement macabres de Danny Elfman. Nul doute que le compositeur reprendra la partition de Big Eyes cet automne au Grand Rex. Les concerts affichent complets, mais une nouvelle date vient d'être rajoutée le 12 octobre.