«Lazarus effect»: Les quatre trucs du producteur Jason Blum pour réussir son film d'horreur

CINEMA Le producteur de «Paranormal Activity» s'essaye cette fois aux expériences interdites...

Caroline Vié

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Evan Peters, Mark Duplass et Olivia Wilde dans Lazarus Effect
Evan Peters, Mark Duplass et Olivia Wilde dans Lazarus Effect — Metropolitan

Jason Blum est un producteur heureux qui adore le cinéma d'horreur. Depuis qu'il a touché un pactole grâce à Paranormal Activity (2009) qui a raporté plus de 200 millions de dollars, l'homme se régale à jouer sur toutes les gammes de frissons. Lazarus Effect, son nouveau bébé, suit les aventures d'un groupe de scientifiques tentant de ressusciter les morts. Présent à Paris pour un précédent film, il a expliqué à 20 Minutes quels sont les ingrédients pour produire un succès horrifique...

S'inspirer des vieilles recettes sans pour autant les copier

Dans Lazarus Effect, les héros se livrent à des manipulations scientifiques pas vraiment validées par la Faculté. Les scénaristes n'ont pas caché qu'ils ont pensé à L'expérience interdite (Joel Schumacher, 1990) pour écrire le film.

«La difficulté consiste à dénicher un sujet qui soit assez fédérateur pour attirer le public dans les salles et suffisamment original pour donner l'impression de renouveler le genre. C'est une question d'équilibre», dit Jason Blum.

Malmener ses personnages

Des comédiens charismatiques comme Olivia Wilde (vue dans la série Dr House), et Mark Duplass plongent le public dans son cauchemar quand ils redonnent vie à une collègue décédée.

«Le cinéma fantastique marche bien parce que les spectateurs adorent voir des personnages malmenés, surtout en période de crise. Ils se disent qu'il y a des gens plus mal lotis qu'eux».

Faire vraiment peur

De Insidious (2011) à Sinister (2012), Blum a fait des émotions fortes son métier. Pas question de laisser le spectateur s'endormir sur son siège. Il faut que ça crie et que ça sursaute dans la salle.

«C'est très satisfaisant pour moi que de guetter les réactions du public. Cela permet de retrouver de le charme et les sensations des attractions foraines que consituaient les projections pendant l'âge d'or du cinéma.»

Susciter un débat

David Gelb, documentariste réputé, signe ici sa première fiction en invitant le spectateur à réfléchir sur les limites de la science. S'inspirant librement des mythes de Frankenstein et de Prométhée, il les remet au goût du jour.

>> Quatre autres trucs de Jason Blum à lire par ici...

«Rien n'est plus gratifiant pour le public que d'avoir une bonne discussion au sortir de la salle de cinéma. Quand les gens se demandent s'ils croient aux phénomènes paranormaux, cela leur offre un petit supplément qui favorise le bouche-à-oreille».