«Le dernier loup»: Pour sa fable, Jean-Jacques Annaud est passé par la Chine

CINEMA Le réalisateur de «L'Ours» et de «Deux Frères» revient au genre qui lui a offert certains de ses plus grands succès...

Caroline Vié
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Le dernier loup
Le dernier loup — Mars distribution

Jean-Jacques Annaud aime les animaux et ils le lui rendent bien. Après avoir filmé les plantigrades de L'Ours (1988) et les tigres de Deux frères (2004), Le dernier loup lui permet de rencontrer d'autres bêtes sauvages en plein cœur de la Mongolie. Ce film spectaculaire devrait permettre au cinéaste de renouer avec le succès après l'accueil tiède d'Or noir (2011).



Histoire classique, technique de pointe

Ces aventures, inspirées du Totem du loup de Jiang Rong, font partager les épreuves d'un jeune lettré découvrant la vie des bergers chinois aux troupeaux menacés par des canidés féroces. Le réalisateur du Nom de la rose (1986) s'est transporté en Chine dans les steppes mongoles, là où l'auteur a réellement vécu ses tribulations. Si l'action se déroule en 1969, Annaud n'a pas hésité à utiliser des techniques modernes pour filmer des scènes d'action spectaculaires. Certaines poursuites entre les loups et les chevaux ont été mises en boîte grâce à des drones pilotés à distance.


L'amitié au centre du récit

La complicité qui unit un louveteau au héros est l'élément le plus émouvant de l'initiation d'un intellectuel aux rigueurs de la vie nomade. Jean-Jacques Annaud a très vite compris de quoi il retournait quand l'un des loups du film, le chef de meute, est venu l'adouber en lui léchant la main. L'animal était fin prêt à participer au film. Le dresseur Andrew Simpson, connu pour son travail avec Nicolas Vanier sur Loup ( 2009) et Belle et Sébastien (2013), avait passé trois ans à Pékin pour préparer les stars à quatre pattes en vue du tournage d'une ode à l'amitié aux images époustouflantes qui devrait séduire toute la famille.