VIDEO. Le grand prix du Nikon Film Festival à «Je suis l'ombre de mes envies»

RECOMPENSES Présidé par Michel Hazanavicius, le jury a dû faire des choix parmi plus d'un millier de films de moins de 140 secondes...

Stéphane Leblanc

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Le court métrage «Je suis l'ombre de mes désirs» a remporté le grand prix du 5e Nikon Film Festival, le 12 février 2015.
Le court métrage «Je suis l'ombre de mes désirs» a remporté le grand prix du 5e Nikon Film Festival, le 12 février 2015. — David Merlin-Dufey

«Je suis un choix.» Les candidats se sont retrouvés nombreux à plancher sur ce thème pour cette 5e édition du Nikon Film Festival. Au total, 1.091 films de moins de 140 secondes (contre 878 en 2014) se sont retrouvés en ligne, parmi lesquels une cinquantaine d'excellentes surprises.

Ce fut alors au jury, présidé par Michel Hazanavicius et auquel 20 Minutes participait, de se confronter à cette notion de choix. Et de récompenser quatre films, deux comédies et deux drames. En mettant quand même plutôt l'accent sur la comédie, car tel était notre choix. Avant de citer le titre de ces films, rappelons les principes qui font, d'après le réalisateur du Grand détournement et The Artist, qu'un film de 140 secondes est réussi...

C'est ainsi Je suis l'ombre de mes envies, de David Merlin-Dufey, qui a remporté le grand prix. Un film à la fois drôle et glaçant sur un homme qui refrène tous ses désirs – comme mettre du sucre dans son café, reprendre un verre de vin, lire So Foot avant de se coucher – afin d'éviter les foudres de sa femme. Finesse d'une mise en scène que n'aurait pas reniée Aki Kaurismäki, dialogues minimalistes et interprétation hors pair. Avec une mention particulière à l'idée du hibou!

Le prix de la réalisation est revenu à Je suis à l'heure, d'Isabelle Quintard et Fabien Motte, qui traite de la passivité de voyageurs témoins d'un viol dans un train. Un film plébiscité sur les réseaux sociaux et qui a fait le tour du Net, pour son réalisme sans voyeurisme, efficace et puissant.

Une mention spéciale du jury a été décernée à Je suis un migrant, de David Bouttin, pour sa mise en scène sensible d'un sujet d'actualité: le destin de migrants clandestins à la frontière italienne.

Le prix des écoles, qui récompense un film d'étudiant, est revenu à Je suis tambour battant, d'Antoine Martin (école Louis Lumière), qui traite avec humour des conséquences, à l'âge adulte, d'une hésitation de jeunesse entre l'apprentissage de la trompette ou de la batterie.

De son côté, Canal+ a attribué son prix à Je suis une moustache, sur deux frères moustachus, champions de natation synchronisée dont l'un choisi de raser son attribut...