Les internautes ont vu «Cinquante nuances de Grey»: «Le livre émoustille, le film rend frigide»

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Christine Laemmel

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Affiche de «Cinquante nuances de Grey»
Affiche de «Cinquante nuances de Grey» — Universal

Cracher sur Cinquante nuances de Grey (sans l’avoir vu bien sûr) est du dernier chic. Trop fleur bleue, trop cuir et moustaches, trop «film de meuf». Ok, on a quand même interrogé les internautes via notre page Facebook. Celles et ceux qui avaient fondu pour la trilogie sur papier, ont évidemment couru en salles ces dernières 24 heures. Alors, toutes maso?

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Christian Grey est  trop gentillet. Un peu fadasse le patron SM. «Je l’imaginais plus viril et plus ténébreux», nous dit Stéphanie. Isma le voyait «plus intimidant». «Rien à voir avec l'homme dominateur du livre», enfonce Kevin. Le pire? Sa voix. «A vomir» pour Aurélie. Anastasia Steele (interprétée par Dakota Johnson), elle, ne suscite guère de commentaires. «Elle joue bien l’innocence», selon Aurélia, «l'image même de l'Anastasia que j’imaginais en lisant le roman.»

Par rapport au livre, c’est «incomplet». Forcément, sinon le film aurait duré «15 heures», remarque justement Jule. Quant à la cohérence globale, c’est 50/50. «Avec le livre, on laisse vagabonder son imagination», tranche Jeanne. Là, «le film avance très lentement» regrette Lucie, à tel point qu’au bout d’un moment, «on s’ennuie», assure Isma. «De la niaiserie en barre, s’agace même Floriane, le livre émoustille, le film rend frigide.»

Mais sinon, on ressort électrisés ou pas? «Soft» selon Louisiane, «pas aussi hard que dans le livre, pour Anastasia, sinon elles auraient été censurées», les scènes de sexe n’ont pas de quoi «mettre en chaleur». Laurence, très déçue, prévient: «pas besoin d'avoir une petite culotte de rechange les filles». Ouf.

Verdict final: «Manipulation» et «film de boules».  «C’est un film qui montre jusqu'où on est capable d' aller, analyse Myriam. La manipulation est euphorique ou dangereuse… Quelle limite a-t-elle et peut-on la contrôler?» Intéressant. Plus prosaïquement, «les gens s’attendent à voir un film de boules», estime Jule. Ils vont être déçus. On est ici sur une histoire d’amour, pas forcément la meilleure.