«Cinquante nuances de Grey»: Pas de quoi fouetter une chatte

CINEMA Le film est honorable mais peu mou pour qui souhaiterait s'encanailler devant l'écran...

Caroline Vié

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Jamie Dorman et Dakota Johnson dans Cinquante nuances de Grey
Jamie Dorman et Dakota Johnson dans Cinquante nuances de Grey — Universal pictures

10h, ce mercredi matin. Maintenant que l'embargo critique est levé, 20 Minutes est enfin débaillonné et peut vous exposer cinq raisons pour lesquelles Cinquante nuances de Grey pourrait vous décevoir pour peu que vous ayez envie de vous dévergonder les quinquets.

1. C'est long à démarrer

Les scènes d'expositions s'étirent en longueur. Comme, a priori, on n'est pas venu là pour voir causer (sinon on se tape un Woody Allen), on a tendance à regarder sa montre ce qui permet de constater qu'il s'écoule bien plus de quarante minutes avant de découvrir un peu d'action.

La «21e Minute» dédiée à «50 nuances de Grey» - 20 Minutes

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2. C'est (trop) propre sur soi

On comprend mieux la simple interdiction aux moins de 12 ans en France. L'ambiance est plus proche des clichés d'un catalogue de lingerie que du film de boules de Canal+. La réalisatrice a visé un public féminin sage. Les vraies coquines risquent d'être déçues. Il n'y a pas plus de nudités frontales que de beurre à la cantine.

3. Le héros manque de charisme

Si Dakota Johnson est convaincante, il est difficile de comprendre comment elle peut avoir envie de se faire rudoyer par Jamie Dornan. On aurait aimé un Christian Grey plus magnétique que ce mollasson geignard aux costumes bien repassés qui évoque davantage une noix de pétoncle avec des abdos qu'un maître du bondage.

4. Tout est mou du genou

Si le texte du roman était un peu cru, les agissements des héros du film demeurent fort discrets. Rien voir avec le Nymphomaniac de Lars von Trier où les fessées laissent des zébrures, ni même avec les films érotisants des années 1970 à la Emmanuelle ou Histoire d'O. Ce cul-là, très chic, ne devrait pas choquer grand-monde.