«Les jours venus»: Trois bonnes raisons d'aimer le cinéma de Romain Goupil

CINEMA Romain Goupil mélange réalité et fiction dans ce film aux changements de tons réjouissants...

Caroline Vié

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Valeria Bruni-Tedeschi et Romain Goupil dans Les jours venus
Valeria Bruni-Tedeschi et Romain Goupil dans Les jours venus — emilie de la Hosseraye

On aime Romain Goupil, cinéaste militant depuis Mourir à trente ans, son premier film découvert  à la Semaine de la Critique de Cannes en 1982. Aujourd'hui, le cinéaste a 63 ans et il est fort heureusement toujours vivant... puisqu'il est de retour avec Les jours venus, film réjouissant.

On aime Romain Goupil parce qu'il est sincère

Goupil dit ce qu'il pense et pense ce qu'il dit. Sa frustration de ne pas parvenir à monter ses projets, ses engueulades dans les débats et les administrations, son amour pour sa famille et ses engagements affleurent de cet état des lieux. Sa vie de retraité bourré d'énergie et capable de faire faire partager ses joies comme ses indignations enchante. Ça fait du bien de passer du temps avec ce grand honnête homme.

On aime Romain Goupil parce qu'il nous promène

Goupil fait passer le spectateur du XVIIe arrondissement parisien à la Bretagne et à Sarajevo. Il lui fait surtout visiter d'une existence variée, riche, généreuse en rencontres et en découvertes. Partager des moments choisis de cette introspection fait chaud au cœur entre images d'archives, témoignages et fiction pure. Goupil nous entraîne à ses trousses dans un souci de parage délectable. On a envie de dire merci.

On aime Romain  Goupil et ses acteurs aussi

Le réalisateur des Mains en l'air (2010) sait s'entourer de chouettes copains et copines. Jackie Berroyer, Valeria Bruni-Tedeschi, Marina Hands et Noémie Lvosky entrent dans son délire tendre. Leur affection pour Romain Goupil est aussi palpable que leur plaisir à composer des personnages savoureux. Syndic, banquière, locataire ou productrice prennent vie dans une fable aux couleurs du temps qui passe.