«Dirty Dancing»: Après Jennifer Grey, découvrez la «Bébé» française dans une comédie musicale

INTERVIEW Cécile Mazéas incarne «Bébé» dans Dirty Dancing sur la scène du Palais des Sports à partir de jeudi. Le film ressort aussi en salle ce mercredi…

Alice Coffin

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Cécilé Mazéas, Bébé, et la fameuse scène de
Cécilé Mazéas, Bébé, et la fameuse scène de — © Julien Knaub / D.D. Productions

On peut être très Time of my life, et hyper I have a dream en même temps. C’est d'ailleurs le propos d’Eleanor Bergstein, l’auteure de Dirty Dancing. Le film sorti en 1987, repassé des dizaines de fois à la télé depuis, et des millions d’autres sur les VHS de quiconque a connu les années 1990, revient en salle ce mercredi. Et en version scénique jeudi au Palais des Sports de Paris

Eleanor Bernstein a réimaginé cette œuvre sous forme de spectacle fidèle au film, mais davantage axé sur le contexte historique. «L’action est plus fermement ancrée en été 1963, l’été du I have a Dream de Martin Luther King, explique Eleanor Bergstein dans le dossier de presse. Ce qui se passait dans le monde faisait partie intégrante de ce qui arrivait aux Américains.». Dont ceux de fiction qui peuplent le Grand Hôtel Kellerman qui abrite les amours et les combats de Johnny Castle et Bébé (Patrick Swayze et Jennifer Grey dans le film). Parce qu’on a tou(te)s rêvé d’être Johnny ou Bébé le temps d’une danse, 20Minutes a demandé à Cécile Mazéas, l’actrice française qui reprend le rôle de Jennifer Grey, de nous raconter son Dirty Dancing.

Vous êtes fan de Dirty Dancing?

Je l’ai vu pour la première fois très petite. La bande-son a bercé mon enfance, je la connaissais très bien.

Le film ressort en salles, vous pensez qu’il a toujours autant de succès?

Je suis surprise de l’écho qu’il a encore chez les plus jeunes. Sans doute parce que ce n’est pas qu’une bluette même si l’histoire d’amour fait rêver. On aborde beaucoup dans le spectacle l’époque dans laquelle l’histoire est située. Une période charnière pour les droits civiques, pour les droits des femmes, l’époque de Kennedy. Par ailleurs, la beauté des danses et des performances demeure.

Le spectacle se démarque ou colle au contraire au film ?

Ce film fait partie du paysage public, on en est imprégné depuis la fin des années 1980. Les spectateurs vont donc venir aussi pour se remémorer leurs émotions filmiques donc on est très proche de l’œuvre initiale. Sauf qu’il a fallu l’adapter au décor du Palais des sports, à la langue française, et puis aussi parce que Corentin Mazo (Johnny) n’est pas Patrick Swayze et que je ne suis pas Jennifer Grey.

Justement vous êtes quel style de «Bébé»?

J’ai dû aller chercher dans mes 17 ans pour jouer ce personnage. Je me suis rendue compte que j’avais beaucoup de points communs avec elle.  Beaucoup de choses se jouent aussi dans mon rapport avec Corentin Mazo qui s’est fait très facilement.

Mais rassurez-nous, vous avez gardé les répliques cultes. On aura bien le droit à «On ne laisse pas Bébé dans un coin» ?

Mais oui!

Un mois à Paris puis en tournée

Les représentations auront lieu du jeudi 15 janvier au dimanche 15 mars à Paris. Puis une tournée est organisée dans toute la France jusqu'au dimanche 27 décembre 2015.