Le patron de Sony remercie tous les soutiens au film «L'interview qui tue»

CYBERATTAQUE C'est la première fois que Kazuo Hirai intervient publiquement sur l'affaire...

20 Minutes avec AFP

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Kazuo Hirai, président de Sony, au CES, à Las Vegas, le 5 janvier 2015. Lancer le diaporama
Kazuo Hirai, président de Sony, au CES, à Las Vegas, le 5 janvier 2015. — Jae C. Hong/AP/SIPA

Le patron de Sony, Kazuo Hirai, a remercié lundi ceux qui ont soutenu son groupe et permis la sortie du film L'interview qui tue!, compromise par une cyber-attaque massive fin novembre contre les studios Sony Pictures.

«La liberté de parole, la liberté d'expression, la liberté d'association: ce sont des bases importantes de Sony et de notre industrie du divertissement», a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse à la veille de l'ouverture à Las Vegas du salon annuel d'électronique grand public International CES.

Une jeune femme regarde sur internet la page de la comédie "L'interview qui tue!", le 24 décembre 2014 à Washington - AFP

«Les efforts d'extorsions des criminels»

«Nous sommes fiers des partenaires qui se sont dressés contre les efforts d'extorsions des criminels qui ont attaqué Sony», a ajouté Kazuo Hirai, qui intervenait pour la première fois publiquement sur l'affaire.

A la suite d'une importante attaque informatique fin novembre, Sony Pictures avait dans un premier temps annulé la sortie du film L'interview qui tue!, qui relate une tentative d'assassinat du leader nord-coréen Kim Jong-Un par la CIA. Les hackers agitaient alors la menace d'attentats contre des salles de cinéma.

Une affiche du film "L'interview qui tue" devant le cinéma Los Feliz 3 à Los Angeles le 25 décembre 2014 - Robyn Beck AFP

Projeté dans 580 cinémas indépendants

Le film est finalement projeté maintenant dans 580 cinémas indépendants aux Etats-Unis et disponible sur plusieurs services de vidéo à la demande, selon Kazuo Hirai. «Je veux remercier tous les partenaires qui ont rendu ceci possible, les médias qui ont soutenu la sortie, et ceux qui sont allés voir le film», a-t-il commenté.

Les Etats-Unis, qui accusent Pyongyang d'être derrière la cyber-attaque, ont renforcé vendredi leurs sanctions contre la Corée du Nord. La Maison Blanche a prévenu qu'il s'agissait «du premier volet» de sa réponse au piratage informatique. La Corée du Nord, qui dément être à l'origine du piratage, a dénoncé avec force dimanche ces mesures, critiquant le refus de Washington de mettre en place une enquête conjointe.