Jack O'Connell: «Angelina Jolie a changé ma façon de considérer la vie»

CINEMA L'acteur fait partager le destin hors du commun de Louis Zamperini dans ce film de guerre poignant...

Caroline Vié

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Jack O'Connell dans Invincible
Jack O'Connell dans Invincible — Universal

Le destin de Louis Zamperini (1917-2014) ressemble à une fiction inventée par l'esprit retord d'un scénariste hollywoodien, mais les épreuves que décrit Angelina Jolie dans Invincible sont bien arrivées à l'ancien champion de course à pied devenu pilote pendant la Seconde Guerre mondiale! Perdu en mer puis prisonnier des Japonais, ce dur à cuire s'en est sorti avec un courage hallucinant. Pour incarner ce grand bonhomme, la réalisatrice a choisi l'anglais Jack O'Connell, 24 ans, découvert dans la série «Skins» et vu récemment dans '71 de Yann Demange et Les poings contre les murs de David MacKenzie. 20 Minutes l'a rencontré...

Quel a été le plus difficile pour vous pendant le tournage?

J'étais tout le temps affamé. Il était impossible d'incarner un prisonnier de guerre en ayant l'air en forme. J'étais tout le temps épuisé. Chaque mouvement me coûtait, mais il aurait été obscène de me plaindre au regard des privations subies par le véritable Louis Zamperini.

Que vous aura apporté ce film?

Angelina Jolie aura changé ma façon de considérer la vie et le métier d'acteur. Elle fait montre d'une discipline de fer et d'une volonté remarquable sans pour autant abuser de son autorité. C'est une authentique meneuse qui dégage un charisme naturel. Elle est un exemple pour un comédien comme pour un réalisateur.

Avez-vous rencontré Louis Zamperini?

Je ne me serais pas vu jouer son rôle sans avoir son accord. Il a été d'une générosité incroyable. Je suis fier de penser qu'il a approuvé ce qu'il a vu du film avant son décès en juillet dernier. Je n'aurais pas supporté de le décevoir. Son soutien a été déterminant  bien que je pense que ce qu'il a réellement vécu est pire que ce que nous montrons.

Vous sentiez-vous proche de lui?

Comme lui, j'ai fait quelques bêtises quand j'étais gamin. Le cinéma m'a calmé en m'apprenant à gérer mon énergie. Je n'ai pas la prétention d'avoir la même force de caractère que lui. C'était vraiment un homme exceptionnel qui a survécu dans des conditions  extrêmes.

Comment voyez-vous votre avenir?

Du travail, du travail et encore du travail! J'ai enfin la chance d'être reconnu comme acteur et j'ai bien l'intention d'en profiter. Je viens de terminer Tulip Fever, un film en costume avec Christoph Waltz et je devrais bientôt tourner avec Terry Gilliam pour son  Don Quichotte dont il vient de relancer la production.