«The Riot Club»: les as d'Oxford pris en flagrant d'élite dans une fable violente

CINEMA Des étudiants privilégiés se croient tout permis dans une organisation très sélect de l'université mythique...

Caroline Vié

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Max Irons et Sam Claflin dans The Riot Club
Max Irons et Sam Claflin dans The Riot Club — Nicolas Dove/Paramount

Lone Scherfig n'y va pas avec le dos du double décimètre dans The Riot Club. La réalisatrice qui avait révélé Carey Mulligan dans Une éducation (2010) se penche de nouveau sur la vie de la jeunesse en racontant les excès d'un cercle très fermé d'étudiants d'Oxford. Sam Claflin (Finnick Odair dans la saga Hunger Games) et Max Irons (fils de Jeremy vu dans Les âmes vagabondes en 2013) se sont joints à la distribution de cette fable cruelle. Ne s'interrompant que pour signer des autographes à de jeunes fans qui lui couvraient de confiseries, les deux acteurs ont parlé du film à 20 minutes...

Qui sont les jeunes gens que vous incarnez dans The Riot club?

Sam Claflin: Ils ont pour points communs d'avoir intégré Oxford ce qui leur fait espérer un avenir brillant. Ils savent que leurs années d'université sont les dernières de leur jeunesse et qu'ils doivent aussi en profiter pour réseauter à mort.

Max Irons: Ils ont l'arrogance naturelle des privilégiés qui se croient tout permis parce qu'ils s'estiment supérieurs aux autres. On les a élevés avec cette idée dans la tête depuis leur enfance et les choses prennent un tour tragique quand ils deviennent frustrés au cours d'une fête trop arrosée.

Avez-vous connu des situations semblables pendant votre scolarité?

M.I.: J'ai entendu parler de comportements extrêmes mais je n'ai jamais eu à en subir personnellement. J'ai du mal à me dire que des gens peuvent se comporter ainsi dans la vraie vie.

S.C.: D'après ce que j'ai compris la pièce de Laura Wade dont est tiré le film s'inspirait d'une certaine réalité mais il s'agissait surtout d'une fable à ne pas prendre au premier degré. Ce qu'elle décrit, ce sont les dérives d'une certaine élite.

Êtes-vous parvenus à créer une véritable camaraderie sur le tournage?

S.C.: La réalisatrice y tenait beaucoup car il fallait qu'on puisse croire à cette assemblée de garçons complices. Cela a été d'autant plus facile que nous étions tous plus ou moins au même moment de nos carrières et que nous avions beaucoup à partager.

M.I.: Il n'y avait pas de stars sur le plateau, mais une poignée de garçons à peu près du même âge qui avait vécu des expériences similaires dans les auditions. Malgré la dureté des situations présentées dans le film, l'ambiance était détendue. On est resté très copains.