«Terremer», tel père, tel fils

— 

«Les contes de Terremer», de Goro Miyazaki, est sorti sur les écrans le 4 avril 2007.
«Les contes de Terremer», de Goro Miyazaki, est sorti sur les écrans le 4 avril 2007. — Buena Vista International

Goro Miyazaki, fils du réalisateur du «Voyage de Chihiro», marche avec talent sur les traces de son père Hayao. «Les Contes de Terremer» suit les aventures d’un jeune homme au passé douloureux, d’une fillette opiniâtre et d’un puissant enchanteur pour contrer un être maléfique et androgyne. Il y a un quart de siècle,  Miyazaki père avait tenté de porter à l’écran ces aventures épiques inspirées d’une série de romans de l’Américaine Ursula K. Le Guin. C’est aujourd’hui le fiston qui reprend le projet en s’appuyant sur un superbe manga dessiné par Hayao lui-même.

S’il n’atteint pas le génie de son géniteur, Goro Miyazaki possède un réel talent pour faire siens des éléments proches de l’univers paternel. La fillette résolue rappelle Nausicaä de la vallée du vent ou la princesse Mononoké. Le message écologique et les paysages variés sont aussi emblématiques des studios Ghibli, producteurs de chefs-d’œuvre d’Hayao Miyazaki depuis «Le Château dans le ciel» (1986). Dessinateurs et animateurs chevronnés, fidèles collaborateurs du maitre se sont mis au service de son fils pour faire passer les spectateurs de villes inspirées de l’architecture italienne à des forêts évoquant le Japon rural. Ces images somptueuses servent une belle histoire à mi-chemin entre «Harry Potter» et «Le Seigneur des anneaux». Plus encore que les capacités de réalisateurs de Goro, «Les Contes de Terremer» démontrent que les studios Ghibli sont à l’apogée de leur puissance créatrice.