«White Dog»: Quand les chiens prennent le pouvoir

CINEMA Ce conte extrêmement original oscille entre fable sociale et film d'horreur urbain...

Caroline Vié

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White God
White God — Pyramide distribution

Sur le papier, l'histoire d'une gamine solitaire séparée du chien qui est son seul ami aurait pu virer à la bluette. Kornél Mundruczó a choisi l'humour féroce pour raconter dans White God les tribulations de ce duo arraché l'un à l'autre par des règles arbitraires.

Un héros canin récompensé

Cette fable cruelle, qui a remporté le prix Un certain regard cette année au festival de Cannes, penche davantage du côté du conte philosophique que du tire larmes. Les destins parallèles des héros finissent en cauchemar pour le corniaud qui finira par en vouloir aux êtres humains dans leur ensemble et par essayer de s'en venger. Pour condamner le totalitarisme sous toutes ses formes, le réalisateur hongrois remarqué avec les plutôt arides Delta (2008) et Un garçon fragile - le projet Frankenstein (2009) ne tient pas sa créativité en laisse. Le dynamisme de son film surprend constamment faisant aboyer de plaisir un spectateur bientôt gagné à la cause  du chien Hagen, lauréat de la Palm Dog, récompensant la meilleure performance canine cannoise..

  de gnre