Pourquoi «Interstellar» est «une daube cosmique»: Les déçus témoignent

VOUS TÉMOIGNEZ Les internautes de «20 Minutes» ont tranché, pas nous…

Christine Laemmel
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Anne Hathaway dans «Interstellar»
Anne Hathaway dans «Interstellar» — LILO/SIPA

Nous n’avons donc pas réussi à réconcilier les anti et les pro Interstellar dans nos colonnes. En fait, nous n’avons même pas essayé. Mais nous leur avons demandé d’argumenter. Et maintenant, on a compris. On a même choisi notre camp. Et décidé qu’Interstellar est «une daube cosmique». Explications des internautes de 20 Minutes. Et argumentation contraire ci-dessous.

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Interstellar est «un trou noir qui cache les incohérences du scénario». On tient là une «daube cosmique». Ni plus ni moins. Car «le scénario n’est pas à la hauteur des promesses qui ont été faites», argue Corsinet. On nous a vendu «un cours de physique de trois heures, pourquoi pas, mais cette leçon n'est qu'un trou noir qui cache en son centre les incohérences de son scénario. Au moindre problème le film nous répond "Silence! C'est de la physique". Les personnages ont tout de même assez de temps pour pouvoir réfléchir et sont en partie des chercheurs. Dans ce cas, pourquoi font-ils toujours le mauvais choix? Eh bien tout simplement parce que le film n'aurait duré qu'une heure trente!» Pendant l’heure et demi restante, Nolan «se joue de la crédulité des spectateurs en leur faisant des gestes obscènes dans le dos.»

Interstellar «tombe dans la vulgarisation lamentable». Entouré d’une armée de scientifiques ou pas, Nolan n’est pas crédible. «Ça tente d'être scientifique mais cela tombe dans la vulgarisation lamentable, écrit Germi. Et puis [ATTENTION SPOILER] deux planètes près d'un trou noir où il y a du soleil, c'est pas possible.» Pourtant, cet internaute avait adoré Inception et The Dark Knight, précise-t-il comme pour nous garantir sa bonne foi, mais là, «c’est mal ficelé». Et les effets spéciaux «qui semblent dater des années 1990», assène LeM, n’aident pas. Avec des «dialogues dignes d’une parodie», nous dit Cot, à n’en pas douter, «on n’est pas loin du nanar, selon Frank. Les ficelles sont trop grosses et pour le reste c'est trop compliqué.»

Interstellar donne dans «l’introspection confuse». Estampillé SF, le film a laissé en route certains des aficionados. Valérie bougonne. «On pense que la vague géante est le virage du film et que ça va commencer à déménager. Mais non. Quelle déception!» Au lieu de ça, «du bla bla et de l'introspection confuse», enchaîne Stéphane. Qui, visiblement, a eu beaucoup de mal à aller au bout. Voilà comment il résume la fin: [ATTENTION SPOILER] «Un morceau de morse sur l'aiguille d'une montre mis au placard 50 ou 60 ans auparavant par je ne sais quel miracle de la théorie des cordes et d'un type arrivé dans je ne sais quelle dimension de l'espace temps. Moi je voulais du voyage, du rêve, de l'action, du suspens. Monsieur Nolan, S.V.P., faites un remake pour les nuls avec tous les ingrédients d'un bon film de SF qui, sans tomber dans le nanar, ne passe pas les méninges à la moulinette.»