La mue de l'enfant de coeur

PORTRAIT Jean-Baptiste Maunie rn’est plus le gamin à l’allure d’ange et à la voix pure des «Choristes». «Je ne suis pas une star...

C. Vié

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Jean-Baptiste Maunie rn’est plus le gamin à l’allure d’ange et à la voix pure des Choristes. « Je ne suis pas une star. Je suis un ado qui fait du cinéma », insiste le Lyonnais de dix-sept printemps. Le 7e art, le garçon est tombé dedans par hasard, à 12 ans, alors qu’il chantait dans une chorale. « Je dois tout à Christophe Barratier, qui m’a choisi », dit-il. Le succès colossal des Choristes a attiré d’autres réalisateurs. «Je suis conscient de la chance inouïe que j’ai eue, mais j’ai aussi beaucoup bossé », insiste-t-il. Le téléfilm Le Cri et un rôle vedette dans Le Grand Meaulnes ont achevé de convaincre le petit Maunier qu’il avait envie de faire l’acteur. Mais aussi de «changer de genre, tourner dans une comédie, afin d’interpréter un personnage plus proche de moi ». Aussitôt dit, aussitôt fait. Avec ses cheveux en pétard et ses fringues de skater, Jean-Baptiste incarne le héros de Hellphone, conte fantastique délirant. James Huth, le réalisateur de Brice de Nice, lui a écrit sur mesure le rôle d'un lycéen pris au piège d'un téléphone portable ensorcellé qui exauce ses souhaits. « Je suis plus mûr et moins sensible au look que mon personnage, mais j'adore les portables ! » Le comédien, fan de tennis et de foot, s'est aussi éclaté à tourner de nombreuses scènes en skate, pour lesquelles il a suivi un entraînement spécial. Bien dans ses baskets, l'adolescent se passionne toujours pour la musique, fait de la batterie, mais a arrêté la chorale. « C'est une période de ma vie qui est terminée. Je ne chante plus que pour les Enfoirés, parce que c'est une cause qui me tient à coeur. » En attendant la sortie de L'Auberge rouge, où il a retrouvé Gérard Jugnot, son partenaire des Choristes, et rencontré ceux qu'il appelle « les autres Bronzés » - Josiane Balasko et Christian Clavier -, le jeune homme a repris le chemin de sa classe de 1re, section littéraire. Quant au futur, il préfère ne pas y penser. « Je n'aime pas l'idée de me projeter trop loin dans l'avenir. J'espère pouvoir poursuivre ma carrière de comédien, mais si ce n'est pas le cas, je me verrais bien journaliste sportif, comme mon père, cameraman, que j'ai déjà suivi sur des reportages. »