«The Giver», le début d'une nouvelle saga pour jeunes adultes

CINEMA Ce premier volet réalisé par Philip Noyce permet de découvrir le jeune Brenton Thwaites...

Caroline Vié

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The Giver
The Giver — StudioCanal

Dans une société où les sentiments ont été éradiqués, un jeune homme est chargé d'être le nouveau Passeur, celui qui va détenir la mémoire collective de ses concitoyens. Portant à l'écran le premier volet d'une tétralogie de Lois Lowry parue à L'école des loisirs, The Giver suit les aventures de ce garçon chargé de lourdes responsabilités.

Un fan prestigieux

Publié en 1993, Le passeur peut être considéré comme le précurseur de fictions telles Hunger Games ou Divergente (qui s'en est grandement inspiré). Jeff Bridges, qui campe dans le vieux passeur dans le film s'est pris de passion pour le roman qu'il a vainement essayé de monter au cinéma pendant des années. Séduit par cet univers, l'acteur envisageait d'offrir à son père Beau Bridges le rôle de patriarche qu'il incarne aujourd'hui sous la direction de Phillip Noyce. Ce dernier fait passer ses héros du noir et blanc à la couleur pour marquer leur prise de conscience quand ils redécouvrent le passé dans un monde aseptisé.

Un petit jeune prometteur

Lois Lowry rêvait de voir composer un casting géant auquel les fans du livre pourraient participer comme cela avait été fait pour la saga Harry Potter. La production a décidé d'agir tout autrement. Dans le livre, le héros est âgé d'une dizaine d'années. Il a été vieilli pour cette adaptation car le réalisateur de Calme  blanc (1989) a jeté son dévolu sur Brenton Thwaites pour devenir le héros de cette fable futuriste. Remarqué en prince charmant dans Maléfique, ce comédien au physique avantageux tient tête au grand Jeff Bridges mais aussi à Meryl Streep, étonnante en grande prêtresse pas vraiment commode.