Festival Lumière: Faye Dunaway ouvre le bal avec Bonnie and Clyde

CINEMA L'actrice sera présente à Lyon ce lundi soir pour présenter le classique d'Arthur Penn à l'ouverture du Festival...

Caroline Vié

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Warren Beatty et Faye Dunaway dans Bonnie and Clyde
Warren Beatty et Faye Dunaway dans Bonnie and Clyde — Warner Bros

Pour ouvrir sa 6e édition, le Festival Lumière rend hommage ce lundi soir à la star hollywoodienne, Faye Dunaway, qui présentera l'un de ses plus grands films, Bonnie and Clyde (Arthur Penn, 1967). Elle donne la réplique à Warren Beatty pour faire revivre deux gangsters charismatiques qui semèrent la terreur dans les années 30. Ce film violent fait partie du patrimoine Warner Bros, firme avec laquelle le festival lyonnais collabore régulièrement. 

Préserver le patrimoine

«Travailler avec le Festival Lumière est important pour une maison comme la nôtre qui possède un énorme patrimoine qu'elle entend préserver et valoriser», explique Olivier Snanoudj, Vice Président de la Distribution chez Warner Bros. La présence de Bonnie and Clyde en ouverture correspondait au désir de Thierry Frémaux, directeur du festival, désireux d'honorer Faye Dunaway. «La copie, restaurée aux Etats-Unis, était déjà sortie en vidéo en France, explique Olivier Snanoudj. Le numérique a beaucoup contribué à faciliter la projection de films anciens. Nous avons donc pu aisément accéder à la demande du festival en dehors de toute promotion».

Promouvoir le patrimoine

En revanche, Reflets dans un œil d'orchef-d'œuvre sulfureux de John Huston, réalisé en 1967 sera présenté à Lyon le 18 octobre alors qu'il vient de sortir dans un sublime coffret BluRay-DVD (30 €). «Le Festival offre une belle visibilité au film en réunissant des cinéphiles qui seront ravis de découvrir les suppléments du coffret», explique Olivier Snanoudj. Dans les bonus, on trouve une vraie rareté, la «version dorée» du film, copie aux couleurs mordorées voulue par le réalisateur que la Warner retira des salles parce qu'elle déroutait trop les spectateurs. «Nous n'avons pas pu la projeter à Lyon car elle n'était pas en assez bon état mais elle est étonnante en DVD», dit Olivier Snanoudj.

Un succès en salles

L'échange de bons procédés entre le Festival Lumière et la Warner porte ces fruits. «Les salles sont pleines à Lyon. Tout le monde trouve son compte dans nos échanges», se réjouit Olivier Snanoudj. Le public est le premier gagnant. Les films ressortent ensuite régulièrement dans les salles françaises en bénéficiant parfois d'intervention d'historiens ou de critiques venus les présenter. «Ces plus éditoriaux valorisent les projections en les différenciant de l'offre des chaînes cinéma», conclut Olivier Snanoudj. Une bonne façon de transmettre l'histoire du cinéma...