Le cinéaste Bertrand Tavernier appelle à «faire du droit d'auteur le droit des auteurs»

CINEMA Le réalisateur appelle le nouveau président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à «ne pas fragiliser le droit d'auteur»...

A.L. avec AFP
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Le ministère public a requis mardi une amende de 3.000 euros à l'encontre du réalisateur de cinéma, Bertrand Tavernier, assigné par le juge Burgaud pour outrage devant le tribunal de grande instance de Paris après des propos tenus lors d'une émission de télévision.
Le ministère public a requis mardi une amende de 3.000 euros à l'encontre du réalisateur de cinéma, Bertrand Tavernier, assigné par le juge Burgaud pour outrage devant le tribunal de grande instance de Paris après des propos tenus lors d'une émission de télévision. — François Lo Presti AFP

Dans une tribune publiée ce vendredi sur le site européen Euractiv, le cinéaste Bertrand Tavernier (Quai d'Orsay, Dans la brume électrique) interpelle le nouveau président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sur la question des droits d'auteur

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Dans une tribune publiée ce vendredi sur le site européen Euractiv, le cinéaste Bertrand Tavernier (Quai d'Orsay, Dans la brume électrique) interpelle le nouveau président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sur la question des droits d'auteur

«Qu'il nous prouve que son engagement passé en faveur de la culture en Europe soit aussi celui qui guidera son avenir, le sien et celui de l'Europe», écrit le cinéaste, également président de la commission cinéma de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). Bertrand Tavernier fait référence à des propos tenus en 2005 par Jean-Claude Juncker affirmant que «la culture ne se prête pas à l'harmonisation» ou encore à la «standardisation».

«Aberrant»

Comme d'autres professionnels de la culture avant lui, Bertrand Tavernier pointe des propos tenus récemment par Jean-Claude Juncker dans une lettre adressée au nouveau commissaire au Numérique où il explique qu'il faut «briser les barrières nationales en matière de réglementation du droit d'auteur». «Briser, casser, détruire le droit d'auteur pour quoi faire d'ailleurs?», écrit le cinéaste.

«Fragiliser les auteurs est encore plus aberrant lorsque l'on sait que cela aboutira à renforcer les grands commerçants de nos oeuvres et les géants du Net», poursuit-il.

Le droit d'auteur «peut encore bouger»

Pour le cinéaste, le droit d'auteur «peut encore bouger. Il le doit même pour faire du droit d'auteur le droit des auteurs et un droit qui ne se réduit pas à la protection des acteurs économiques », écrit le réalisateur.

«Mais, la modernité, qu'on attribue souvent à tort à ceux qui pensent que tout doit être permis parce que tout est possible, n'est pas du côté de ceux qui veulent casser ou détruire. Elle est à mettre au crédit de ceux qui veulent défendre la culture, soutenir la création européenne et consolider le droit des auteurs», conclut-il.

Fleur Pellerin veut «préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs»

Lors de la réunion des ministres de la Culture de l'UE mercredi à Turin, Fleur Pellerin «a insisté sur la nécessité de préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs, qui constitue la condition de la vitalité du secteur culturel européen», a indiqué son ministère dans un communiqué. «La France sera vigilante à l'évolution de la réflexion sur le droit d'auteur au niveau européen, afin qu'il demeure le garant de la création et de la diversité culturelle», souligne le communiqué.


«Qu'il nous prouve que son engagement passé en faveur de la culture en Europe soit aussi celui qui guidera son avenir, le sien et celui de l'Europe», écrit le cinéaste, également président de la commission cinéma de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). Bertrand Tavernier fait référence à des propos tenus en 2005 par Jean-Claude Juncker affirmant que «la culture ne se prête pas à l'harmonisation» ou encore à la «standardisation».

«Aberrant»

Comme d'autres professionnels de la culture avant lui, Bertrand Tavernier pointe des propos tenus récemment par Jean-Claude Juncker dans une lettre adressée au nouveau commissaire au Numérique où il explique qu'il faut «briser les barrières nationales en matière de réglementation du droit d'auteur». «Briser, casser, détruire le droit d'auteur pour quoi faire d'ailleurs?», écrit le cinéaste.

«Fragiliser les auteurs est encore plus aberrant lorsque l'on sait que cela aboutira à renforcer les grands commerçants de nos oeuvres et les géants du Net», poursuit-il.

Le droit d'auteur «peut encore bouger»

Pour le cinéaste, le droit d'auteur «peut encore bouger. Il le doit même pour faire du droit d'auteur le droit des auteurs et un droit qui ne se réduit pas à la protection des acteurs économiques », écrit le réalisateur.

«Mais, la modernité, qu'on attribue souvent à tort à ceux qui pensent que tout doit être permis parce que tout est possible, n'est pas du côté de ceux qui veulent casser ou détruire. Elle est à mettre au crédit de ceux qui veulent défendre la culture, soutenir la création européenne et consolider le droit des auteurs», conclut-il.

Fleur Pellerin veut «préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs»

Lors de la réunion des ministres de la Culture de l'UE mercredi à Turin, Fleur Pellerin «a insisté sur la nécessité de préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs, qui constitue la condition de la vitalité du secteur culturel européen», a indiqué son ministère dans un communiqué. «La France sera vigilante à l'évolution de la réflexion sur le droit d'auteur au niveau européen, afin qu'il demeure le garant de la création et de la diversité culturelle», souligne le communiqué.


«Qu'il nous prouve que son engagement passé en faveur de la culture en Europe soit aussi celui qui guidera son avenir, le sien et celui de l'Europe», écrit le cinéaste, également président de la commission cinéma de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). Bertrand Tavernier fait référence à des propos tenus en 2005 par Jean-Claude Juncker affirmant que «la culture ne se prête pas à l'harmonisation» ou encore à la «standardisation».

«Aberrant»

Comme d'autres professionnels de la culture avant lui, Bertrand Tavernier pointe des propos tenus récemment par Jean-Claude Juncker dans une lettre adressée au nouveau commissaire au Numérique où il explique qu'il faut «briser les barrières nationales en matière de réglementation du droit d'auteur». «Briser, casser, détruire le droit d'auteur pour quoi faire d'ailleurs?», écrit le cinéaste.

«Fragiliser les auteurs est encore plus aberrant lorsque l'on sait que cela aboutira à renforcer les grands commerçants de nos oeuvres et les géants du Net», poursuit-il.

Le droit d'auteur «peut encore bouger»

Pour le cinéaste, le droit d'auteur «peut encore bouger. Il le doit même pour faire du droit d'auteur le droit des auteurs et un droit qui ne se réduit pas à la protection des acteurs économiques », écrit le réalisateur.

«Mais, la modernité, qu'on attribue souvent à tort à ceux qui pensent que tout doit être permis parce que tout est possible, n'est pas du côté de ceux qui veulent casser ou détruire. Elle est à mettre au crédit de ceux qui veulent défendre la culture, soutenir la création européenne et consolider le droit des auteurs», conclut-il.

Fleur Pellerin veut «préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs»

Lors de la réunion des ministres de la Culture de l'UE mercredi à Turin, Fleur Pellerin «a insisté sur la nécessité de préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs, qui constitue la condition de la vitalité du secteur culturel européen», a indiqué son ministère dans un communiqué. «La France sera vigilante à l'évolution de la réflexion sur le droit d'auteur au niveau européen, afin qu'il demeure le garant de la création et de la diversité culturelle», souligne le communiqué.


«Qu'il nous prouve que son engagement passé en faveur de la culture en Europe soit aussi celui qui guidera son avenir, le sien et celui de l'Europe», écrit le cinéaste, également président de la commission cinéma de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). Bertrand Tavernier fait référence à des propos tenus en 2005 par Jean-Claude Juncker affirmant que «la culture ne se prête pas à l'harmonisation» ou encore à la «standardisation».

«Aberrant»

Comme d'autres professionnels de la culture avant lui, Bertrand Tavernier pointe des propos tenus récemment par Jean-Claude Juncker dans une lettre adressée au nouveau commissaire au Numérique où il explique qu'il faut «briser les barrières nationales en matière de réglementation du droit d'auteur». «Briser, casser, détruire le droit d'auteur pour quoi faire d'ailleurs?», écrit le cinéaste.

«Fragiliser les auteurs est encore plus aberrant lorsque l'on sait que cela aboutira à renforcer les grands commerçants de nos oeuvres et les géants du Net», poursuit-il.

Le droit d'auteur «peut encore bouger»

Pour le cinéaste, le droit d'auteur «peut encore bouger. Il le doit même pour faire du droit d'auteur le droit des auteurs et un droit qui ne se réduit pas à la protection des acteurs économiques », écrit le réalisateur.

«Mais, la modernité, qu'on attribue souvent à tort à ceux qui pensent que tout doit être permis parce que tout est possible, n'est pas du côté de ceux qui veulent casser ou détruire. Elle est à mettre au crédit de ceux qui veulent défendre la culture, soutenir la création européenne et consolider le droit des auteurs», conclut-il.

Fleur Pellerin veut «préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs»

Lors de la réunion des ministres de la Culture de l'UE mercredi à Turin, Fleur Pellerin «a insisté sur la nécessité de préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs, qui constitue la condition de la vitalité du secteur culturel européen», a indiqué son ministère dans un communiqué. «La France sera vigilante à l'évolution de la réflexion sur le droit d'auteur au niveau européen, afin qu'il demeure le garant de la création et de la diversité culturelle», souligne le communiqué.


«Qu'il nous prouve que son engagement passé en faveur de la culture en Europe soit aussi celui qui guidera son avenir, le sien et celui de l'Europe», écrit le cinéaste, également président de la commission cinéma de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). Bertrand Tavernier fait référence à des propos tenus en 2005 par Jean-Claude Juncker affirmant que «la culture ne se prête pas à l'harmonisation» ou encore à la «standardisation».

«Aberrant»

Comme d'autres professionnels de la culture avant lui, Bertrand Tavernier pointe des propos tenus récemment par Jean-Claude Juncker dans une lettre adressée au nouveau commissaire au Numérique où il explique qu'il faut «briser les barrières nationales en matière de réglementation du droit d'auteur». «Briser, casser, détruire le droit d'auteur pour quoi faire d'ailleurs?», écrit le cinéaste.

«Fragiliser les auteurs est encore plus aberrant lorsque l'on sait que cela aboutira à renforcer les grands commerçants de nos oeuvres et les géants du Net», poursuit-il.

Le droit d'auteur «peut encore bouger»

Pour le cinéaste, le droit d'auteur «peut encore bouger. Il le doit même pour faire du droit d'auteur le droit des auteurs et un droit qui ne se réduit pas à la protection des acteurs économiques », écrit le réalisateur.

«Mais, la modernité, qu'on attribue souvent à tort à ceux qui pensent que tout doit être permis parce que tout est possible, n'est pas du côté de ceux qui veulent casser ou détruire. Elle est à mettre au crédit de ceux qui veulent défendre la culture, soutenir la création européenne et consolider le droit des auteurs», conclut-il.

Fleur Pellerin veut «préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs»

Lors de la réunion des ministres de la Culture de l'UE mercredi à Turin, Fleur Pellerin «a insisté sur la nécessité de préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs, qui constitue la condition de la vitalité du secteur culturel européen», a indiqué son ministère dans un communiqué. «La France sera vigilante à l'évolution de la réflexion sur le droit d'auteur au niveau européen, afin qu'il demeure le garant de la création et de la diversité culturelle», souligne le communiqué.


«Qu'il nous prouve que son engagement passé en faveur de la culture en Europe soit aussi celui qui guidera son avenir, le sien et celui de l'Europe», écrit le cinéaste, également président de la commission cinéma de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). Bertrand Tavernier fait référence à des propos tenus en 2005 par Jean-Claude Juncker affirmant que «la culture ne se prête pas à l'harmonisation» ou encore à la «standardisation».

«Aberrant»

Comme d'autres professionnels de la culture avant lui, Bertrand Tavernier pointe des propos tenus récemment par Jean-Claude Juncker dans une lettre adressée au nouveau commissaire au Numérique où il explique qu'il faut «briser les barrières nationales en matière de réglementation du droit d'auteur». «Briser, casser, détruire le droit d'auteur pour quoi faire d'ailleurs?», écrit le cinéaste.

«Fragiliser les auteurs est encore plus aberrant lorsque l'on sait que cela aboutira à renforcer les grands commerçants de nos oeuvres et les géants du Net», poursuit-il.

Le droit d'auteur «peut encore bouger»

Pour le cinéaste, le droit d'auteur «peut encore bouger. Il le doit même pour faire du droit d'auteur le droit des auteurs et un droit qui ne se réduit pas à la protection des acteurs économiques », écrit le réalisateur.

«Mais, la modernité, qu'on attribue souvent à tort à ceux qui pensent que tout doit être permis parce que tout est possible, n'est pas du côté de ceux qui veulent casser ou détruire. Elle est à mettre au crédit de ceux qui veulent défendre la culture, soutenir la création européenne et consolider le droit des auteurs», conclut-il.

Fleur Pellerin veut «préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs»

Lors de la réunion des ministres de la Culture de l'UE mercredi à Turin, Fleur Pellerin «a insisté sur la nécessité de préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs, qui constitue la condition de la vitalité du secteur culturel européen», a indiqué son ministère dans un communiqué. «La France sera vigilante à l'évolution de la réflexion sur le droit d'auteur au niveau européen, afin qu'il demeure le garant de la création et de la diversité culturelle», souligne le communiqué.


«Qu'il nous prouve que son engagement passé en faveur de la culture en Europe soit aussi celui qui guidera son avenir, le sien et celui de l'Europe», écrit le cinéaste, également président de la commission cinéma de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). Bertrand Tavernier fait référence à des propos tenus en 2005 par Jean-Claude Juncker affirmant que «la culture ne se prête pas à l'harmonisation» ou encore à la «standardisation».

«Aberrant»

Comme d'autres professionnels de la culture avant lui, Bertrand Tavernier pointe des propos tenus récemment par Jean-Claude Juncker dans une lettre adressée au nouveau commissaire au Numérique où il explique qu'il faut «briser les barrières nationales en matière de réglementation du droit d'auteur». «Briser, casser, détruire le droit d'auteur pour quoi faire d'ailleurs?», écrit le cinéaste.

«Fragiliser les auteurs est encore plus aberrant lorsque l'on sait que cela aboutira à renforcer les grands commerçants de nos oeuvres et les géants du Net», poursuit-il.

Le droit d'auteur «peut encore bouger»

Pour le cinéaste, le droit d'auteur «peut encore bouger. Il le doit même pour faire du droit d'auteur le droit des auteurs et un droit qui ne se réduit pas à la protection des acteurs économiques », écrit le réalisateur.

«Mais, la modernité, qu'on attribue souvent à tort à ceux qui pensent que tout doit être permis parce que tout est possible, n'est pas du côté de ceux qui veulent casser ou détruire. Elle est à mettre au crédit de ceux qui veulent défendre la culture, soutenir la création européenne et consolider le droit des auteurs», conclut-il.

Fleur Pellerin veut «préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs»

Lors de la réunion des ministres de la Culture de l'UE mercredi à Turin, Fleur Pellerin «a insisté sur la nécessité de préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs, qui constitue la condition de la vitalité du secteur culturel européen», a indiqué son ministère dans un communiqué. «La France sera vigilante à l'évolution de la réflexion sur le droit d'auteur au niveau européen, afin qu'il demeure le garant de la création et de la diversité culturelle», souligne le communiqué.


«Qu'il nous prouve que son engagement passé en faveur de la culture en Europe soit aussi celui qui guidera son avenir, le sien et celui de l'Europe», écrit le cinéaste, également président de la commission cinéma de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). Bertrand Tavernier fait référence à des propos tenus en 2005 par Jean-Claude Juncker affirmant que «la culture ne se prête pas à l'harmonisation» ou encore à la «standardisation».

«Aberrant»

Comme d'autres professionnels de la culture avant lui, Bertrand Tavernier pointe des propos tenus récemment par Jean-Claude Juncker dans une lettre adressée au nouveau commissaire au Numérique où il explique qu'il faut «briser les barrières nationales en matière de réglementation du droit d'auteur». «Briser, casser, détruire le droit d'auteur pour quoi faire d'ailleurs?», écrit le cinéaste.

«Fragiliser les auteurs est encore plus aberrant lorsque l'on sait que cela aboutira à renforcer les grands commerçants de nos oeuvres et les géants du Net», poursuit-il.

Le droit d'auteur «peut encore bouger»

Pour le cinéaste, le droit d'auteur «peut encore bouger. Il le doit même pour faire du droit d'auteur le droit des auteurs et un droit qui ne se réduit pas à la protection des acteurs économiques », écrit le réalisateur.

«Mais, la modernité, qu'on attribue souvent à tort à ceux qui pensent que tout doit être permis parce que tout est possible, n'est pas du côté de ceux qui veulent casser ou détruire. Elle est à mettre au crédit de ceux qui veulent défendre la culture, soutenir la création européenne et consolider le droit des auteurs», conclut-il.

Fleur Pellerin veut «préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs»

Lors de la réunion des ministres de la Culture de l'UE mercredi à Turin, Fleur Pellerin «a insisté sur la nécessité de préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs, qui constitue la condition de la vitalité du secteur culturel européen», a indiqué son ministère dans un communiqué. «La France sera vigilante à l'évolution de la réflexion sur le droit d'auteur au niveau européen, afin qu'il demeure le garant de la création et de la diversité culturelle», souligne le communiqué.


«Qu'il nous prouve que son engagement passé en faveur de la culture en Europe soit aussi celui qui guidera son avenir, le sien et celui de l'Europe», écrit le cinéaste, également président de la commission cinéma de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). Bertrand Tavernier fait référence à des propos tenus en 2005 par Jean-Claude Juncker affirmant que «la culture ne se prête pas à l'harmonisation» ou encore à la «standardisation».

«Aberrant»

Comme d'autres professionnels de la culture avant lui, Bertrand Tavernier pointe des propos tenus récemment par Jean-Claude Juncker dans une lettre adressée au nouveau commissaire au Numérique où il explique qu'il faut «briser les barrières nationales en matière de réglementation du droit d'auteur». «Briser, casser, détruire le droit d'auteur pour quoi faire d'ailleurs?», écrit le cinéaste.

«Fragiliser les auteurs est encore plus aberrant lorsque l'on sait que cela aboutira à renforcer les grands commerçants de nos oeuvres et les géants du Net», poursuit-il.

Le droit d'auteur «peut encore bouger»

Pour le cinéaste, le droit d'auteur «peut encore bouger. Il le doit même pour faire du droit d'auteur le droit des auteurs et un droit qui ne se réduit pas à la protection des acteurs économiques », écrit le réalisateur.

«Mais, la modernité, qu'on attribue souvent à tort à ceux qui pensent que tout doit être permis parce que tout est possible, n'est pas du côté de ceux qui veulent casser ou détruire. Elle est à mettre au crédit de ceux qui veulent défendre la culture, soutenir la création européenne et consolider le droit des auteurs», conclut-il.

Fleur Pellerin veut «préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs»

Lors de la réunion des ministres de la Culture de l'UE mercredi à Turin, Fleur Pellerin «a insisté sur la nécessité de préserver le financement de la création et la rémunération des créateurs, qui constitue la condition de la vitalité du secteur culturel européen», a indiqué son ministère dans un communiqué. «La France sera vigilante à l'évolution de la réflexion sur le droit d'auteur au niveau européen, afin qu'il demeure le garant de la création et de la diversité culturelle», souligne le communiqué.