La cuisine et la gastronomie superstars du Festival de Deauville

CINEMA Il a fait faim ce week-end sur les planches avec deux films appétissants: «Chef» et «Les recettes du bohneur»...

Caroline Vié

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Jon Favreau  dans Chef
Jon Favreau dans Chef — Sony Pictures

Ce premier week-end du Festival de Deauville a mis les spectateurs en appétit avec deux films bien mitonnés: Chef de Jon Favreau sur un cuisinier qui ouvre un food-truck et Les recettes du bonheur de Lasse Hallström où un maître queux indien tente de se faire accepter dans un petit village du sud de la France malgré l’hostilité d’une restauratrice bien de chez nous.

Des hamburgers à Deauville

C’est devant un food-truck rutilant installé sur la pelouse la villa Cartier que Jon Favreau s’est confié à 20 Minutes. «La nourriture fait vibrer le spectateur de cinéma comme s’il se trouvait devant un film érotique. J’ai entendu des gens soupirer d’extase en voyant certains plats de mon film». Le réalisateur de la saga Iron Man s’est régalé à réaliser cette comédie tendre dont il partage la vedette avec Scarlett Johansson et Robert Downey Jr. «Les gens imaginent que la gastronomie américaine est très limitée mais elle est beaucoup plus complexe qu’on croit, avec des mélanges de goûts et de cultures. Rien qu’au Texas, il existe des dizaines de recettes de barbecue» dit-il.

Bollywood en Provence

Le mélange de cultures fait les bons petits films et les bons petits plats. C’est ce que montre Lasse Hallström dans Les recettes du bonheur, comédie très bien accueillie ce samedi soir. La cuisine pousse à la tolérance en adoucissant les mœurs autant que les estomacs. «Dans le restaurant français, on joue du Mozart. Dans le restaurant indien, de la musique de Bollywood bruyante: c’est un choc des cultures vraiment épique», déclare la productrice Juliet Blake. Cette ode à la tolérance emportée par Helen Mirren et Charlotte Le Bon sait mêler les saveurs de l’Inde et de la France avec un grand sens de l’humour. Le public est sorti de la salle comme après un bon repas, prêt à remettre le couvert pour une nouvelle journée de festival.