«Délivre-nous du mal»: Le meilleur de la lutte entre le bien et le mal au cinéma

CINEMA Comme d'autres avant lui, «Délivre-nous du mal» mêle les codes du polar et du cinéma d'horreur autour d'une histoire d'exorcisme...

Caroline Vié

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Délivre-nous du mal
Délivre-nous du mal — Sony Pictures

Dans Délivre-nous du mal de Scott Derrickson, le flic Eric Bana et le prêtre Edgar Ramirez ont affaire à forte partie: une entité démoniaque qui va mettre leur santé mentale et leur vie en péril… Avant ce duo dynamique, d’autres défenseurs du Bien ont affronté le Malin. 20 Minutes vous propose une sélection des meilleurs…

Le classique insurpassable

Le film a beau dater de 1973, L’Exorciste de William Friedkin reste la référence en termes de possessions cinématographiques. La jeune Linda Blair est habitée par une entité particulièrement résistante dans ce classique de l’horreur. La performance de Max von Sydow la musique de Mike Oldfield y sont également cultissimes.

Le plus angoissant

Avec Audrey Rose (1977), Robert Wise livre un film vraiment terrifiant sur une enfant possédée par le spectre d’une gamine décédée dans un accident de voiture. Ce suspense psychologique joue sur les nerfs du spectateur avec une maestria remarquable prouvant qu’une réalisation inspirée vaut tous les effets gore du monde.

Le plus polisson

Le démon qui s’en prend à la pulpeuse Barbara Herschey dans L’Emprise(Sidney J. Furie, 1981) est un petit coquin qui lui fait subir les derniers outrages sans même lui demander son avis. Ce film d’horreur assez brutal mérite d’être redécouvert pour la performance épatante de sa comédienne.

Le plus exotique

Premier film réalisé par John McTiernan (Piège de cristal, 1988), Nomads (1982) met en scène des démons venus de la mythologie inuit qui font tourner en bourrique Lesley Ann Down et Pierce Brosnan. Ce suspense dépourvu d’effets spéciaux est angoissant à souhait. Il témoigne déjà de la virtuosité du réalisateur.

Le plus crédible

Daniel Stamm s’en est donné à cœur joie pour Le dernier exorcisme (2010) où un charlatan se trouve soudain aux prises avec un véritable démon. Le décor flippant d’une ferme paumée en pleine campagne rajoute une louche de frissons à ce film pour lequel le réalisateur déclare s’être inspiré d’authentiques exorcismes.

Le plus infantile

L’entité de Sinister (2012), deuxième incursion dans le genre de Scott Derrickson après L’exorcisme d’Emily Rose (2005), possède carrément les enfants des familles qui occupent sa maison. Son but? Les transformer en héros malgré eux de films super 8 archi gore où ils se font massacrer pour de vrai! Ames sensible s’abstenir.

Le plus réaliste

Scott Derrickson s’est largement basé sur des documents d’archives pour Délivre-nous du mal qu’il présente comme une histoire vraie. Les scarifications que présentent les possédés sont notamment reproduites à partir de photos réelles tandis qu’Edgar Ramirez a rencontré de véritables exorcistes pour préparer son rôle.