Andy Serkis dans La planète des singes:l'affrontement
Andy Serkis dans La planète des singes:l'affrontement — 20th Century Fox

CINEMA

Andy Serkis fait la bête avec intelligence dans «La planète des singes: l’affrontement»

L'acteur fétiche de Peter Jackson revient dans le deuxième volet de la «La planète des singes», tout aussi réussi que le premier opus...

Qui a été successivement Gollum de la saga du Seigneur des anneaux, King Kong (2005) et le capitaine Haddock des Aventures de Tintin- Le secret de la Licorne (2006) avant de devenir César, le primate dominant de La planète des singes et de sa suite, l’affrontement? Ceux qui ont répondu Andy Serkis ont raison. Ce roi incontesté de la performance capture mériterait amplement qu’on invente une nouvelle catégorie d’Oscar rien que pour lui!

Un affrontement réussi

Sous ses capteurs et ses images de synthèses créées par WETA, la firme d’effets spéciaux chère à Peter Jackson, Andy Serkis parvient à faire passer une gamme incroyable d’émotions volant la vedette à Gary Oldman, Keri Russell et même à James Franco qui ne fait qu’une brève apparition. Cette libre adaptation de «La bataille de la planète des singes», roman de Pierre Boulle voit les primates évolués et les humains prêts une guerre sans pitié. Comme Peter Jackson et Steven Spielberg avant lui, Matt Reeves (Cloverfield, 2008) a su capturer la performance de cet acteur hors pair dont le langage corporel s’adapte aux créatures qu’il doit incarner.

Devenir un animal avec des yeux humains

«Andy parvient à saisir l’humanité qui se dissimule dans les créatures qu’il incarne, a expliqué Peter Jackson à 20 Minutes. Son travail est d’une précision incroyable parce qu’il parvient à comprendre aussi bien la cupidité de Gollum que la tendresse de King Kong ce qui lui permet de les restituer». Sous la fourrure de César, le comédien livre l’une des plus belles compositions. Aidé par les progrès techniques constants en matière d’effets spéciaux, il donne au regard de ce primate puissant une profondeur ahurissante faisant presque oublier qu’il n’est pas de chair et de sang.

Quand Andy dit oui

Andy Serkis est demandé partout où il y a du blockbuster en préparation. Sa maîtrise de la performance capture en fait un conseiller technique que les réalisateurs s’arrachent. Son complice Peter Jackson lui a carrément confié la direction de la seconde équipe pour The Hobbit. Il retrouvera ensuite ce dernier pour les nouvelles aventures de Tintin. Entre-temps, il serait pressenti pour venir promener ses capteurs et sa combinaison moulante du côté des plateaux de Star Wars VII et de Avengers 2. Quant à ceux qui se demandent à qui il ressemble en vrai qu’ils se procurent Cadavres à la pelle (John Landis, 2010) où on peut profiter de ses dons d’acteur au naturel.