Le producteur d'«American Nightmare 2: Anarchy» donne la recette de son succès

CINEMA Jason Blum, producteur de grands triomphes au box-office, s'est confié à «20 Minutes»...

Caroline Vié

— 

American Nightmare 2: Anarchy
American Nightmare 2: Anarchy — Paramount

Jason Blum est un homme heureux… Quelques semaines avant la sortie dAmerican Nightmare 2: Anarchy, le producteur de grands succès horrifiques tels la saga Paranormal Activity, Insidious (2011) et Sinister (2012) explique gaillardement: «Notre secret est d’essayer d’attirer dans la salle des gens qui ne sont pas fans du cinéma d’horreur. Notre méthode consiste à créer des histoires suffisamment originales pour fasciner et les faire jouer par des acteurs assez crédibles pour qu’on ressente de l’empathie pour eux».

Un système bien rodé

C’est exactement la recette de ce deuxième American NightmareJames DeMonaco (Little New York, 2009) revisite le concept de son thriller horrifique sorti en 2013. Les mésaventures d’un groupe de plus ou moins braves gens tentant de survivre pendant une nuit d’horreur où les lois ont été abolies pour purger la population de ses péchés. «Pour réaliser mes productions, je n’engage jamais de petits jeunes, mais des pros confirmés qui ont quelque chose à se prouver tout en ayant envie de sortir du système».

Le début de la gloire

Paranorma Activity (2009), premier triomphe au box-office de Jason Blum, a été réalisé par le débutant Oren Peli pour 13.500 dollars et en a rapporté près de 200 millions dans le monde entier. «Seul Oren Peli semblait convaincu du succès mais c’est parce qu’il ne connaissait pas le business, s’étonne Blum. La vérité est qu’on ne peut pas planifier ce genre de choses, ce petit miracle de tomber au bon moment, au bon endroit». Trois autres Paranormal Activity ont suivi et le cinquième sortira pour Halloween 2014.

Innover en quelques mois

«Je pense que le succès des franchises vient du fait que le public trouve rassurant savoir d’avance ce pour quoi il paye», dit Blum qui n’est plus qu’un producteur exécutif sur la saga dont il a vendu les droits à Paramount. «Sincèrement, je suis le premier surpris que le public ne soit pas lassé par ces films mais il est excitant de savoir qu’on n’a qu’une dizaine de mois jusqu’au prochain Halloween pour essayer d’innover avec le volet suivant». Blum garde un amour viscéral pour le cinéma horrifique.

Un public fidèle

D’après Jason Blum, ce sont les femmes afro-américaines et latinas qui constituent son public principal. «Elles viennent souvent en bande et disent aimer nos films parce qu’ils font peur sans être trop gore». L’homme lucide ne se voit pas multiplier les suites ad nauseam. «J’aime aussi révéler des choses nouvelles dans un marché où il de plus en plus dur d’attiser la curiosité du spectateur». Whiplash, film musical de Damien Chazelle très remarqué à Cannes, semble un bon premier pas sur cette voie.