Que voir cette semaine au cinéma...

CINEMA Cet été, 20 Minutes a sélectionné des sorties cinéma pour tous les goûts...

Caroline Vié

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Boyhood
Boyhood — Universal

Cette semaine, Planes 2, The Raid 2 et American Nightmare 2: Anarchy occupent les écrans. 20 Minutes a sélectionné une poignée d’autres films remarquables qui ne sont pas des suites de succès du 7e Art. Laissez-vous tenter par la fraîcheur de salles où famille, dénonciation, suspense et humour n’attendent que le bon vouloir des cinéphiles…

Le plus fascinant

Richard Linklater a réalisé un véritable tour de force avec Boyhood dont il a filmé les acteurs sur une période de douze ans. On suit l’évolution d’une famille dont les parents sont incarnés par Patricia Arquette et Ethan Hawke, l’un de ses acteurs fétiches, sur une décennie. On se laisse prendre par cette chronique qui a valu au réalisateur l’Ours d’argent du festival de Berlin.

La plus belle rencontre

C’est un véritable choc des cultures qu’orchestre Léa Fazer dans Maestro. Pio Marmaï et Michael Lonsdale y sont respectivement remarquables l’un en jeune acteur tête brûlée qui rêve de tourner dans des films d’action hollywoodiens, l’autre en metteur en scène bourru, vieux routier du cinéma d’auteur. Tous deux sortiront mûris de cette expérience salutaire menée par une cinéaste complice.

Le plus claustrophobe

Il en bave Tom Hardy dans Locke de Steve Knight qui fut scénariste de David Cronenberg (Les promesses de l’ombre, 2007). Pendant près d’une heure trente, le spectateur est prisonnier avec lui dans sa voiture l’écoutant résoudre toutes sortes de problèmes professionnels par téléphone. Ce huis clos tient étonnamment bien la route notamment grâce à la performance brillante d’un acteur qui est de presque tous les plans. Bravo M. Hardy!

Le plus dépaysant

Gugu Mabtha Raw est la découverte de Belle, les aventures d’une sublime métisse dans l’Angleterre de 1779. Amoureuse d’un avocat idéaliste, la riche métisse saura s’imposer malgré la couleur sa peau en aidant le jeune homme à faire triompher l’abolitionnisme. Cette fresque d’Amma Assante réunit grands sentiments et belles intentions dans des décors magnifiques. Du bonheur pour les amoureux de «Belle» histoire.

Le plus sensible
 

Dans Au premier regard, film sensible, le Brésilien Daniel Ribeiro développe l’un de ses courts-métrages en format long. L’amour tendre qui naît entre un aveugle et un camarade dont il tente de deviner les sentiments. Cette chronique très remarquée au festival de Berlin explore la découverte de l’homosexualité et l’apprentissage de l’indépendance avec une délicatesse remarquable. On la recommande chaleureusement.