«Les Vacances du Petit Nicolas», un film sous influences estivales, festives et délirantes

CINEMA Laurent Tirard, cinéaste cinéphile, évoque les films qui l’ont influencés pour «Les vacances du Petit Nicolas»…

Caroline Vié

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Les vacances du Petit Nicolas
Les vacances du Petit Nicolas — Wild Bunch

Laurent Tirard ne s’en cache pas: le réalisateur des Vacances du Petit Nicolas n’a pas été influencé que par l’œuvre de Sempé et Goscinny. Il a pensé à plusieurs réalisateurs pour cette comédie estivale. «On s’est bien amusé avec ses références et j’espère que cela sera comme un jeu pour le spectateur adulte de les reconnaître», dit Laurent Tirard. 20 Minutes s’est penché sur la question.

Le plus évident

Jacques Tati est certainement l’un des cinéastes dont Laurent Tirard se sent le plus proche. «Je l’ai découvert assez tôt avec Jour de fête (1949), un film pour lequel mon père avait un passion. Il est l’un des premiers cinéastes avec lequel j’ai eu une affinité. Je me suis senti proche son univers absurde, surréaliste, burlesque». 

Laurent Tirard a été tellement influencé par Les vacances de Monsieur Hulot (1953) de Jacques Tati qu’il a organisé une projection pour son équipe et ses acteurs. «La poésie du film a beaucoup touché les enfants qui ont ri de bon cœur sans doute parce ce que l'humour de Tati est intemporel. Il n'ont pas trouvé le film daté alors que je craignais qu'ils soient déroutés par cette esthétique différente de ce qu'ils connaissent», raconte Laurent Tirard. 

Le plus surprenant

Laurent Tirard aussi beaucoup pensé à Michel Lang, un cinéaste un peu oublié qui connut de grands succès à la fin des années 70 avec A nous les petites anglaises et L’hôtel de la plage.

«Il a été l’une de mes influences majeures. Je sais qu’il peut sembler un peu ringard aujourd’hui mais quand j’étais adolescent, il me semblait qu’il parlait de ma famille et de mes propres vacances».

Le plus branché

Wes Anderson s’est clairement penché sur le berceau de ces nouvelles aventures du Petit Nicolas. Le réalisateur de Moonrise Kingdom (2012) et du Grand Budapest Hotel (2014) est l’un des favoris de Tirard.

«J’ai été emballé par son travail dès La famille Tenenbaum (2002) qui m’a fait sentir en terrain familier. Comme lui, j’aime mélanger les décors et les matières et considérer mes acteurs comme les personnages de mon théâtre personnel».

Le plus joyeux

Laurent Tirard a aussi songé à Jacques Demy et à sa comédie musicale la plus gaie, Les demoiselles de Rochefort (1967) pour ce film au teintes chaleureuses et à la bonne humeur généralisée.

«C’est un film euphorisant dont on sort le sourire aux lèvres. Ses couleurs primaires et son atmosphère ensoleillée me sont clairement revenues à l’esprit. J’aimerais que mon film produise le même effet galvanisant sur le public d’aujourd’hui».