«Xenia»: voyage dans une Grèce dévastée par la crise

CINEMA Un road movie original sur la quête de deux ados albanais pour retrouver leur père...

Caroline Vié

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Xenia
Xenia — Pyramide

A la mort de leur mère, deux gamins albanais partent à la recherche du père qu’ils n’ont jamais connu et rêvent d’obtenir aussi la nationalité grecque. Xenia donne l'occasion au cinéaste Panos H. Koutras de les accompagner dans leur quête au cœur d’un pays dévasté par la crise.

Certes, ce road-movie manque un peu de punch. Et le réalisateur a un peu tendance à appuyer le trait dans sa description d’une Grèce abandonnant les précepte du «Xenia» (devoir d’accorder l’hospitalité aux étrangers). Ces défauts, le réalisateur de L’attaque de la moussaka géante (1999) les compense par quelques belles idées visuelles et par la découverte du duo Nikos Gelia/Kostas Nikouli, deux belles natures de comédiens dont l’énergie tire l’ensemble vers le haut. On a un faible pour un lapin en peluche géant, symbole d’une enfance à laquelle ces grands gamins devront dire adieu à grand renfort de chorégraphies endiablées sur des chansons pop des années 1980…