«Five Thirteen»: L'Enfant naturel de Tarantino et Rodriguez

CINEMA Une pléiade de seconds couteaux s'amuse dans ce polar riche en références...

Caroline Vié

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Five Thirteen
Five Thirteen — UPL films distribition

Kader Ayd a dû tomber dans une marmite de Quentin Tarantino et de Robert Rodriguez quand il était petit. Five Thirteen, petit polar de derrière les bobines, fleure bon leurs références ce qui en constitue à la fois le charme et la faiblesse.

Une histoire de frères…

Côté histoire, on a affaire au minimum syndical. Deux franginets rêvant d’une vie meilleure pleine de gros sous font un ultime coup qui va leur rapporter davantage d’emmerdements que de billets verts. Jusque-là, on est en terrain connu. Le spectateur en quête d’originalité passera son chemin. Kader Ayd s’amuse à mêler scènes d’action, dialogues travaillés et suspense en suivant l’exemple du bon Quentin de façon un poil laborieuse. Tout le charme de son film vient de ses acteurs car il faut reconnaître que le réalisateur d’Old School (2000) a su s’entourer.

Des seconds couteaux plein le tiroir

Kader Ayd a fait appel à la crème des seconds couteaux américains. Gary Dourdan (le black aux yeux verts des «Experts»), Tom Sizemore (monsieur à l’air peu amène adepte des rôles de truands) et notre favori Danny Trejo (Machete), ne se gênent pas pour en faire des caisses. Il faut dire qu’on leur a laissé toute latitude pour y aller franco. Comme certaines productions de Robert Rodriguez, le film s’est tourné sans scénario en les laissant improviser à leur guise. Il en résulte une impression de portnawak généralisé oscillant entre l’amusant et le fatigant. Une demie-réussite ou une moitié d'échec.