VIDEO. Festival d'Annecy: L'animation se remet dans tous ses états

CINEMA Le cinéma d'animation dévoile ses nouveautés dès lundi sur les rives du lac d'Annecy...

Stéphane Leblanc
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Inside Out
Inside Out — DISNEY / PIXAR

Le festival d’Annecy a débuté en fanfare ce lundi avec Isao Takahata et son Conte de la princesse Kaguya, dernier né du studio Ghibli. Suivront les nouveautés Disney et Pixar emmenées par Pete Docter mardi, puis Dragons 2 en avant-première et une carte blanche aux studios Aardman, les créateurs de Wallace et Gromit



Des événements affriolants qui ne doivent pas cacher que le festival international du cinéma d’animation propose aussi -et avant tout- une compétition. On y relève une sélection de longs-métrages comportant pas moins de trois films brésiliens. «C’est une confirmation pour le Brésil, un an après le Cristal attribué à Uma Historia de Amor e Furia, le premier long-métrage brésilien en compétition à Annecy», souligne le directeur du festival, Patrick Eveno.



De plus en plus de filles dans les écoles

Du côté des courts-métrages, on assiste au retour en force de la Grande-Bretagne et la présence féminine est significative: 37 % de ces films ont été réalisés ou coréalisés par des femmes. Patrick Eveno y voit un phénomène générationnel: «Les écoles accueillent de plus en plus de filles et leur apport à l’animation est considérable».

Et dans les écoles, auprès des jeunes animateurs, la tendance, c’est «l’hybridation de techniques». Un mix qui va parfois tellement loin que Marcel Jean, le délégué artistique du festival, a eu l’idée de créer une nouvelle section compétitive: Animation off limits, réunissant des films parmi les plus avant-gardistes. «Est-ce encore de l’animation? Ou de l’art contemporain? En tout cas la question des limites est posée», prévient Patrick Eveno.

Prises de vues réelles

Plus grand public, l’intégration de l’animation dans des prises de vues réelles, comme dans Minuscule-la Vallée des fourmis perdues. «Ce long-métrage, qui figure en compétition à Annecy, fait partie des films qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu cette année, mais tous n’ont pas eu cette chance», prévient Patrick Eveno qui cite Loulou, Tante Hilda, ou Maman est en Amérique parmi «les films qui sont passé à côté de leur public».

Car si le secteur de l’animation se porte bien en France, le trop-plein de films produits crée un embouteillage dommageable dans les salles. Un paradoxe quand on connaît l’engouement, jusqu’à Hollywood, pour les frenchys de l’animation. Ce ne sont pas les équipes de Ernest et Célestine ou de Moi, moche et méchant 2, cités aux Oscars 2014, qui diront le contraire…