«Taxi» reprend sa course aux sources

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Après un deuxième opus qui se déroulait à Paris et un troisième du côté des Alpes, Taxi 4 se devait de revenir à ses sources marseillaises. « Ce retour au pays, c'est clairement pour moi un retour à la comédie », explique Gérard Krawczyk, le réalisateur. C'est donc dans la cité phocéenne que s'est déroulée l'avant-première du film, le week-end dernier, en présence de l'équipe, quasiment au grand complet. Manquaient à l'appel le footballeur Djibril Cissé, invité de marque de Taxi 4 et Samy Naceri, retenu à quelques kilomètres de là « dans un autre genre de théâtre » [la prison], dixit Besson, très à son aise en maître de cérémonie.

Au menu de cette nouvelle aventure du duo Daniel-Aurélien, moins de cascades surréalistes (pas de taxi volant), même si « les amateurs auront leur dose de crissements de pneus », rassure Frédéric Diefenthal. Le scénario, très léger, est largement compensé par le talent comique de Bernard Farcy, alias le commissaire Gilbert, déjanté et catastrophique à souhait. Mention spéciale également aux méchants, de nationalité... belge : « Une absurdité qui m'a fait marrer ! », plaisante Jean-Luc Couchard. L'acteur est une star à Bruxelles, même si en France, seul un public d'initiés le connaît, grâce à l'inclassable Dikkenek. Tout au long du scénario, les termes « Kärcher », « positive attitude » et « nettoyer la racaille » éveillent la curiosité. Taxi 4 serait-il un film engagé ? « N'exagérons rien, tempère Gérard Krawczyk. On a seulement trouvé sain de pouvoir se moquer des institutions, ça reste une comédie. » En fait, un agréable bonbon sucré, aussi vite avalé, aussi vite oublié.

Sarah Marengo