Audrey Dana n'hésite pas à filmer «Sous les jupes des filles»

CINEMA Audrey Dana a réuni la fine fleur des comédiennes françaises pour une comédie qui va partager...

Caroline Vié

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Sous les jupes des filles
Sous les jupes des filles — Luc Roux. Fidélité Films, Wild Bunc, M6

Audrey Dana doit être une bonne copine. Pour Sous les jupes des filles, elle a réuni autour d’elle la fine fleur des actrices françaises toutes générations confondues. D’Isabelle Adjani, en passant par Laetitia Casta, Géraldine Nacache, Alice Taglioni ou Vanessa Paradis, la distribution de son premier long-métrage en tant que réalisatrice donne le vertige.

Un état de lieux de la sexualité féminine

Audrey Dana y va franco dès la première scène sur fond de tampon hygénique tandis que le générique s’inscrit en lettres de sang menstruel. Cette ouverture rentre-dedans a pour mérite de diviser immédiatement le public en deux camps: ceux que la chose fait s’esclaffer et les autres, penchant plutôt du côté de la consternation. Ces histoires de fesses au féminin racontées avec une crudité décomplexée soulignent le culot de la réalisatrice. Elle a cherché l’équilibre entre Mes meilleures amies (les gags couillus) et Le bal des actrices (un casting d’enfer). Ce qu’elle a trouvé, plantage ou poilade, est question de point de vue.